L’attaque bruyante contre l’ambassade des États-Unis à La Havane a pu être causée par un criquet.

Publié par Simon Taquet le janvier 12, 2019 | Maj le janvier 12, 2019

L’attaque sonore mystérieuse qui a provoqué une crise entre Cuba et les États-Unis aurait pu être l’œuvre d’un cricket. Après avoir analysé en détail les enregistrements sonores qui ont forcé certains diplomates américains à évacuer de La Havane en 2016 et 2017, un groupe de scientifiques croit maintenant que le responsable aurait pu être le grillon à queue courte des Indes, dont le nom scientifique est anurogryllus celerinictus.

L’attaque selon les Etats-Unis

Le personnel diplomatique américain à La Havane s’est plaint fin 2016 qu’une série de cris étranges leur a causé nausées et vomissements. Au total, 21 personnes ont été traitées par des médecins, qui n’ont trouvé aucune explication apparente à ces affections. Les services de renseignement américains ont par la suite enquêté sur l’affaire et en sont venus à croire qu’il s’agissait d’attaques sérieuses que la Russie aurait pu poursuivre, d’après plusieurs reportages des médias américains.

Le 4 janvier, les scientifiques Fernando Montealegre-Zapata de la British University of Lincoln et Alexander Stubbs de la University of California at Berkeley ont publié les conclusions d’une analyse des enregistrements obtenus de l’agence AP : Les enregistrements montrent une baisse de fréquence des battements individuels, caractéristique de la production sonore du criquet.

Le son atypique peut être dû au fait que les grillons ont souvent leur habitat à l’extérieur. Au sein de l’ambassade, l’écho modifierait sa stridulation au point d’être méconnaissable pour ceux qui se plaignaient de ses effets néfastes.

L’étude des deux chercheurs n’a pas encore été mise en contraste par d’autres scientifiques. Dans leurs conclusions, les auteurs expliquent ce qui a pu causer les symptômes du personnel diplomatique : soit ils ont subi une attaque non encore identifiée en parallèle, soit ils ont montré une réaction psychosomatique psychologiquement infectée.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *