Jusqu’en mars 2024, l’exécutif du Premier ministre Shinzo Abe compte utiliser cet argent pour équiper son premier porte-avions depuis la seconde guerre mondiale et presque 200 chasseurs. Évitant les voix critiques à l’égard de son militarisme croissant, le gouvernement japonais ne construira pas de porte-avions, mais réformera deux porte-hélicoptères de classe Izumo afin qu’ils puissent transporter des chasseurs F-35B, capables de décoller verticalement et invisibles au radar.

Les achats se feront principalement aux États-Unis

Selon les médias locaux, les nouvelles directives de défense du Japon prévoient l’acquisition de plus de un billion de yen (7.7 milliards d’euros) d’avions. Les achats se feront principalement aux États-Unis, où le président Trump a fait pression sur Abe pour qu’il réduise le déficit commercial américain avec ces commandes d’armes. C’est ce qu’a annoncé Trump lors de sa visite au Japon il y a un an dans le cadre de sa tournée en Asie, qui l’a également conduit en Corée du Sud et en Chine.

Protestations chinoises

Précisément, le régime chinois a protesté hier contre cette nouvelle augmentation des dépenses militaires du Japon. Dans son intervention quotidienne devant la presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a fait part de son fort mécontentement et de son opposition” et a exhorté le Japon à adhérer à une politique purement défensive en raison de son passé militariste pendant l’invasion d’une grande partie de l’Asie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais la Chine n’est pas le pays qui convient le mieux pour dispenser des leçons en pacifisme car elle augmente ses dépenses militaires et lance son deuxième porte-avions, celui-ci de construction propre.

Au Japon, les voix critiques contre les plans militaires de Shinzo Abe, qui a non seulement proposé de réformer la constitution pacifiste du pays, mais aussi d’accroître le rôle des forces dites d’autodéfense, son armée nationale, se font de nouveau entendre.

Cet expansionnisme militaire est également envisagé par la préoccupation de la Corée du Sud au sujet de son différend sur les îles Dokdo (Takeshima en japonais), une autre blessure de guerre non scellée en Asie.

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