Israël punit de onze ans l’ancien ministre qui a espionné pour l’Iran

Publié par Simon Taquet le janvier 11, 2019 | Maj le janvier 11, 2019

11 ans, c’est la peine convenue entre la défense et l’accusation à exécuter par l’ancien ministre israélien de l’énergie et des infrastructures, Gonen Séguev, pour “espionnage grave” et “transfert d’informations à l’ennemi, à savoir l’Iran. Ainsi s’achève, pour l’instant, ce nouveau scandale d’un homme politique qui a déjà été emprisonné en 2005 pour avoir tenté de faire passer 32 000 pilules d’ecstasy de Hollande en Israël et a passé deux ans en prison. A cette occasion, il a fait valoir qu’il pensait qu’il s’agissait de chocolats M&M’s, et il est allé jusqu’à déclarer, selon la chaîne de télévision israélienne 10, que le but de ses contacts avec les Iraniens était de les tromper et ensuite de revenir en héros en Israël. L’alibi de Séguev, ministre entre 1995 et 1996, n’a pas fonctionné, mais sa défense a réussi à réduire la peine grâce au fait qu’il a plaidé coupable et fait valoir que “sa motivation n’était pas d’aider l’ennemi en temps de guerre (trahison)”. En mai, le bureau du procureur a déposé des accusations formelles contre l’ancien président de 62 ans, médecin de profession, qui, après sa libération en 2007, a déménagé au Nigeria où, selon Shin Bet, il a maintenu ses premiers contacts avec les autorités iraniennes. En 2017, il s’est rendu en Guinée équatoriale, où il a été arrêté et remis à Israël. Le porte-parole du gouvernement iranien, Mohammad Bagher Nobakht, a nié toute relation avec l’ancien ministre et a déclaré aux médias que le régime sioniste utilise n’importe quel outil pour accuser la République islamique. Je suggère que cette information soit ignorée…

Deux voyages en Iran

Les médias israéliens qualifient Séguev de personne discréditée ou même déséquilibrée. Bien qu’aucun détail sur les secrets qu’il a pu transférer à l’ennemi n’ait été révélé, la sécurité israélienne a assuré que l’accusé avait été “recruté par les services de renseignement iraniens après avoir établi des contacts avec l’ambassade d’Iran à Abuja en 2012, où il a rencontré des agents des services de renseignement, auxquels il a rendu compte du marché énergétique israélien et des hauts lieux de sécurité. Le Shin Bet a accusé l’ancien ministre d’être allé au moins deux fois à Téhéran pour rencontrer des responsables d’un pays que l’Etat juif considère comme sa plus grande menace dans la région et créateur de la milice libanaise du Hezbollah.

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