Huit vaisseaux spatiaux avec lesquels nous pouvons quitter le système solaire.

Publié par Simon Taquet le novembre 30, 2018 | Maj le novembre 30, 2018

Le vaisseau spatial qui a parcouru la plus grande distance est quelque part dans la constellation Ofiuco. Il s’agit du Voyager 1, une vieille sonde qui a été lancée le 5 septembre 1977 et qui, selon certains de ses créateurs, fonctionne toujours grâce au fait qu’elle n’a pas d’ordinateurs à bord. Il est si loin que la lumière du soleil met 20 heures, 4 minutes et 35 secondes pour l’atteindre, alors que la lumière de notre étoile ne prend que 8 minutes et 20 secondes pour atteindre la Terre.

Il peut sembler que le Voyager 1 est arrivé très loin, mais seulement si nous ne nous souvenons pas que les limites théoriques du système solaire sont à une distance d’une année lumière. Ou si on ne tient pas compte du fait que l’étoile la plus proche, Proxima Centauri, est à environ 4,24 années-lumière. Le Voyager 1 aurait besoin de 90 000 ans pour l’atteindre à sa vitesse actuelle. Il est vrai que ce n’est pas un navire particulièrement rapide, mais les véhicules les plus rapides de tous les temps auraient besoin de millénaires pour atteindre notre voisin galactique.

Le besoin de voyager vers les étoiles

Le diffuseur et physicien Michio Kaku demande si ces distances pourraient jamais être réduites, et si les hommes pourraient marcher sur les planètes qui gravissent des étoiles différentes du Soleil. Dans “L’avenir de l’humanité” (Débat), il dessine un avenir dans lequel l’humanité devra probablement quitter la Terre non par curiosité et soif de connaissances, mais par simple survie.

L’histoire de la planète montre que des éruptions volcaniques, des astéroïdes et des extinctions de masse surviennent de temps à autre, que faire lorsque cela se produit ? Pour cette raison, il décrit plusieurs technologies futuristes mais réalisables qui pourraient être utilisées pour coloniser Mars, prolonger la longévité et construire des robots autoreproducteurs.

Michio Kaku consacre un des chapitres aux navires et propulseurs interstellaires. Aucun d’entre eux n’a été retiré du papier, mais tous sont, aujourd’hui, l’ingéniosité la plus réalisable pour la difficile tâche de surmonter la barrière marquée par l’immensité de l’Univers et la finitude de nos vies.

Dès le début, cette révélation indique clairement que la solution la plus simple, qui serait de construire une fusée gigantesque, serait impossible. “J’aurais besoin d’une quantité de carburant directement exponentielle à sa vitesse, et une fusée chimique ne peut pas charger assez de carburant pour un voyage de cette distance”, écrit Kaku.

Alors, à quoi devons-nous nous attendre ? comment les premiers navires pourront-ils nous amener vers les autres étoiles ? Comme l’écrit Michio Kaku dans “L’avenir de l’humanité”, “de façon réaliste, nos premiers vaisseaux interstellaires ne seront pas habités et ne ressembleront en rien aux grands véhicules lumineux qui apparaissent dans les films. En fait, ils ne peuvent pas être plus gros qu’un timbre-poste.”

Kaku fait référence au projet Breaktrough Starshot, soutenu par Stephen Hawking, Yuri Milner ou Mark Zuckerberg, qui, depuis 2016, propose de développer des “nanonaves”. Ces puces seraient composées de puces très sophistiquées installées dans des bougies stellaires et déplacées par la poussée générée par une puissante source laser située sur Terre.

100 gigawatts et une bougie laser

Chaque puce aurait la taille d’un pouce, pèse environ 25 g et contient des milliards de transistors. Selon Hawking, un investissement de 10 milliards de dollars suffirait pour envoyer ces petites sondes à Alfa Centauri en une seule génération. Selon ses calculs, une puissance de 100.000 millions de watts suffirait pour accélérer l’une de ces voiles jusqu’au cinquième de la vitesse de la lumière, et couvrir cette distance en 20 ans.

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