Les gilets jaunes, victimes des ventes de Noël

Publié par Simon Taquet le décembre 31, 2018 | Maj le décembre 31, 2018

La franchise des gilets jaunes a été victime des ventes de Noël : seulement 25 000 ou 30 000 manifestants dans toute la France (67 millions d’habitants), mais les tensions et confrontations avec les forces de l’ordre au carrefour sensible, comme les Champs-Elysées, à Paris, où ce samedi 800 manifestants se sont succédé.

La manifestation des gilets jaunes

Le 17 novembre dernier, première grande journée des premiers vesters jaunes, a réuni quelque 280 personnes.Un mois et demi plus tard, les premiers gilets jaunes ont été transformés en franchise par groupes d’extrême droite, d’extrême gauche et de sensibilités diverses.

Le 15e jour, 66 000 manifestants étaient encore présents. La semaine dernière, des manifestations dans toute la France ont rassemblé quelque 38 600 gilets jaunes. Les saignements se sont poursuivis, mais de petits groupes d’irréductibles ont encore appelé à des manifestations pour la nuit de San Silvestre, où le président de la République doit prononcer un bref discours à l’ensemble de la nation, comme il est de coutume.

En attendant de nouveaux appels, pour le début 2019, la journée de protestation de ce samedi a été victime des “rabais” de Noël.

Le trafic a été très fluide dans toute la France : la grande majorité des “sit-in” organisés sur de nombreux carrefours giratoires secondaires avait disparu. A Paris, la manifestation principale n’a guère mobilisé environ 800 manifestants ; mais il y a eu des processions et des manifestations dans plusieurs quartiers, devant plusieurs stations de radio et de télévision, même sur les Champs Elysées, où les forces de l’ordre n’ont pas eu beaucoup de mal à dissoudre les manifestants.

Dans plusieurs villes provinciales, comme Lyon, Bordeaux, Marseille, Toulouse, Metz, Lille, entre autres, des manifestations, qui ne mobiliseront pas plus de 1000 ou 2.000 personnes ont également été organisées. A Paris, les forces de l’ordre ont arrêté 57 manifestants participant à des actions de violence relative.

Les différentes familles politiques qui ont utilisé la franchise des gilets jaunes (de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par des sensibilités très différentes) ont “perdu” quelque 250 000 manifestants en pleine crise. Mais personne ne croit que les gilets jaunes vont disparaître. Au contraire,

Florian Philippot, ancien numéro deux du Front National de Marine Le Pen (FN, extrême droite), a “enregistré” la marche des gilets jaunes, et prévoit de l’utiliser dans la campagne pour les élections européennes en mai prochain. Les gilets jaunes d’autres sensibilités (socialistes et conservateurs) flirtent aussi avec l’idée d’utiliser les gilets jaunes de franchise pour “peser” ou présenter une liste lors des prochaines élections européennes, espérant profiter d’une vague confuse de fond et de calado imprévisible.

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