France : Jean-Luc Mélenchon, de controverse en controverse

Publié par Jerome le octobre 21, 2018 | Maj le octobre 21, 2018

Jean-Luc Mélenchon a répondu au Parquet pour deux enquêtes contre lui. Ce n’est que deux jours après la fouille acharnée du siège de son parti. Il fait maintenant face à des accusations d’intimidation de l’autorité. Tout a commencé le mardi 16 octobre, lorsque les autorités ont perquisitionné les bureaux du parti France Insumise. Jean-Luc Mélenchon, leader de ce parti de gauche et exaspirant de la présidence française, a attaqué les autorités judiciaires chargées de la procédure.

Jean Luc Mélenchon veut attirer la lumière

La scène a été enregistrée sur vidéo. Dès les premières heures du matin, les autorités ont mené des enquêtes à son domicile. Mélenchon a utilisé son téléphone pour enregistrer ce qui s’était passé. Dans les enregistrements, il parlait déjà sur un ton flou.

Dans l’une des vidéos publiées par les médias français, convoqué par lui-même, il est clairement furieux, face à l’un des magistrats et forçant la porte à entrer dans les bureaux du parti pendant l’exécution de la diligence. Une fois qu’il réussit à forcer une autre porte, Mélenchon pousse l’un des procureurs en charge et un policier à qui il dit “voyons, essayons de me pousser et on verra”.

Le leader de gauche a déclaré le jeudi 18 octobre que son comportement s’expliquait par son tempérament “méditerranéen”.

Le mercredi 17 octobre, le ministère public a annoncé qu’il ouvrirait une enquête contre lui pour “menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire”, ainsi que pour “violences contre des personnes dépositaires de l’autorité publique”.

Mélenchon a deux enquêtes contre lui

Jean-Luc Mélenchon a été réprimandé par le pouvoir judiciaire pour d’éventuels emplois fictifs d’assistants des députés européens de son parti et pour les soupçons de la Commission nationale des comptes concernant le financement de sa campagne présidentielle 2017.

Les deux enquêtes en cours sont menées séparément par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Le 18 octobre, l’ancien candidat à la présidence a été écouté pendant 5 heures. Lorsqu’il est parti, on lui a dit qu’il était victime d’une “police politique” qui ne cherche qu’à lui nuire car, selon lui, il est “l’un des chefs de l’opposition” au gouvernement d’Emmanuel Macron.

Les perquisitions effectuées par les autorités judiciaires au domicile du parlementaire, au siège du parti à Paris et dans neuf bureaux régionaux du pays, ont été effectuées conformément à la loi. Les dossiers devraient généralement être établis avec le consentement de la cible de l’enquête.

Toutefois, le ministère public peut demander l’autorisation d’un magistrat, dit “juge des libertés et de la détention”, pour exercer la diligence sans l’accord de l’intéressé. C’est ainsi que les autorités qui avaient besoin d’avoir accès aux courriels, aux livres comptables, entre autres, ont agi.

Mélenchon se moque de l’accent d’un journaliste au Parlement

La semaine des désagréments ne s’arrête pas là pour le parlementaire. Ce mercredi, il répondait aux questions de la presse à sa sortie de la session de l’Assemblée nationale. Un journaliste de la télévision publique française lui a posé une question sur les déclarations qu’il a faites il y a quelques mois au sujet de l’ultra-droite Marine Le Pen et François Fillon. Les deux anciens candidats à la présidence font l’objet d’enquêtes. Le Pen, entre autres, aussi pour des travaux fictifs.

Le journaliste lui a dit : “Quand vous avez évoqué les problèmes judiciaires de Fillon et Le Pen, vous avez affirmé que c’était la décadence de la République…”. A cela Mélenchon répondit de ne pas se souvenir de telles déclarations et ensuite il se moqua de l’accent du sud de la France d’où il est originaire de l’auteur de la communication. À la fin, il a dit : “Quelqu’un a-t-il une question à poser en français ?”

Le Syndicat national des journalistes a rapidement publié un communiqué dénonçant “l’agression verbale contre (son) collègue” et qualifiant les propos de l’homme politique d'”irresponsables”.

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