La femme de Benjamin Netanyahou risque un procès pour fraude

Publié par Jerome le octobre 7, 2018 | Maj le octobre 7, 2018

Sara Netanyahou, épouse du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, a comparu aujourd’hui devant un tribunal pour abus de confiance et détournement de fonds publics pour payer des centaines de repas de luxe et de services de chefs privés.

Outre l’épouse de Netanyahou, le directeur général adjoint du Cabinet du Premier ministre, Ezra Saidof, est en procès.

Le président de la cour, Avital Jen, a donné à l’accusation et la défense jusqu’au 13 Novembre pour parvenir à un accord, date à laquelle le tribunal se réunira à nouveau si les négociations échouent, a rapporté la télévision d’Etat Kan. Netanyahou est accusé d’avoir utilisé des fonds publics pour payer des repas d’un montant d’environ 360 000 SHEKEL (plus de 85 000 euros), affirmant faussement qu’il n’y avait pas de cuisiniers disponibles à la résidence officielle à ce moment-là.

Saidof est accusé d’avoir dissimulé le fait qu’un cuisinier avait effectivement été engagé à la résidence et d’avoir falsifié des documents à cet effet.

Le résumé de l’affaire indique que “les accusés ont fait plusieurs fausses déclarations qu’ils ne croient pas être vraies”, rapporte le quotidien Haaretz.

“A travers ces déclarations, ils ont reconnu qu’ils se sont livrés à la fraude en utilisant des centaines de milliers de shekels provenant des caisses de l’Etat. Les circonstances aggravantes se manifestent dans le fait que les sommes ont été extraites d’une manière continue et méthodique”, ont cité les médias.

La peine maximale pour abus de confiance est de trois ans d’emprisonnement et de cinq ans pour fraude, mais les commentateurs soulignent que les tribunaux ont tendance à prononcer des peines plus légères et, dans le cas de Sara Netanyahu, ils pensent qu’elle a finalement été reconnue coupable et qu’elle ne servira que comme service communautaire.

Anticipant la séance d’aujourd’hui, l’avocat de l’accusé a ironisé : “Pour la première fois dans l’histoire, l’épouse d’un dirigeant a été accusée de macaronis et de plats à emporter”, ajoutant que “la poursuite est fondée sur une procédure illégale qui, essentiellement, n’existe pas”, selon Kan Radio.

L’avocat faisait référence à une clause qui, selon lui, n’a pas été approuvée par la Commission économique de la Knesset (Parlement israélien) qui limitait les dépenses de la résidence du Premier Ministre.

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