Emmanuel Macron appelle son cabinet “à résister” pour continuer avec “les grandes transformations”.

Publié par Jerome le octobre 3, 2018 | Maj le octobre 3, 2018

Le président Macron a rencontré son nouveau cabinet à la suite de la démission de deux secrétaires ces derniers jours. Macron leur a demandé de “résister” dans une année où il entreprendra plusieurs réformes du célèbre système social français. Le président Emmanuel Macron et ses ministres se sont réunis le 5 septembre en conseil, le premier après la démission du responsable de l’écologie Nicolas Hulot et de la ministre des Sports Laura Flessel. Aussi quelques jours après un sondage Ifop commandé par Paris Match a montré que le chef de l’Etat a perdu 10 points de popularité au cours de l’été. L’affaire Benalla, les doutes sur le changement du système de recouvrement de l’impôt sur le revenu ou la nomination d’un de ses amis, l’écrivain Philippe Besson comme consul à Los Angeles, semblent avoir fait des ravages.

Le président Macron mis à mal

Pour cette raison, Macron a exceptionnellement permis aux caméras de télévision d’entrer dans la réunion. Ils ont pu enregistrer l’invitation du président invitant ses secrétaires d’Etat à “résister” afin de poursuivre “les grandes transformations” malgré “beaucoup de défis”.

“Le semestre qui s’ouvre ne sera ni plus calme ni plus inactif que le précédent “, a ajouté le chef de l’Etat en accueillant ses deux nouveaux ministres, François de Rugy et Roxana Maracineanu, qui ont remplacé Nicolas Hulot et Laura Flessel respectivement le 4 septembre.

Le président a insisté auprès de son gouvernement sur le fait que ” nous devons faire des transformations concrètes avec la difficulté que rien de ce que nous faisons depuis 15 mois ne portera ses fruits dans l’immédiat. Nous n’allons pas vous donner plus d’argent ou résoudre des problèmes qui n’ont pas été réglés depuis des décennies “, a-t-il défendu. Dans ces périodes, selon Macron, “il faut résister, expliquer et mener le combat avec force”, dit-il pour terminer son discours devant les caméras.

Le Conseil des ministres a été suivi d’un séminaire gouvernemental, à l’issue duquel le Premier ministre Edouard Philippe devait ” détailler le fonctionnement futur du gouvernement “, selon l’exécutif. Le gouvernement doit également envoyer dans les prochaines heures la feuille de route de toutes les réformes sociales qu’il a prévues aux syndicats et aux employeurs.

De Rugy a énuméré les principaux enjeux écologiques

Dans son premier acte en tant que nouveau ministre de l’écologie, François de Rugy, a insisté le mercredi 5 septembre pour qu’il continue dans l'”action” et en référence à l’opposition a dit à BFM TV qu’il veut travailler avec tous “qui veulent promouvoir l’écologie. De Rugy a énuméré les “grands enjeux qui sont sur la table” en insistant sur l’énergie “avec l’application de la loi de transition énergétique et la programmation énergétique pluriannuelle”.

C’est d’ailleurs l’un des sujets d’actualité du gouvernement Macron, critiqué dans un forum ” France Info ” par des organisations environnementales qui, après la démission de Hulot, ont expliqué que ” l’orientation politique du chef de l’Etat laisse peu de place à une véritable transition écologique et solidaire. Malgré l’ambition affichée du ministre de l’Ecologie, la volonté d’Emmanuel Macron de préserver la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à la création d’une politique écologique lisible et cohérente.

Autres questions litigieuses : réforme de l’impôt sur le revenu, fonction publique et pensions

Une autre de ces questions en suspens est la réforme du système de perception de l’impôt sur le revenu, qui serait prélevé directement sur la masse salariale des travailleurs mois par mois et non un an plus tard comme c’est le cas actuellement. De retour de vacances, Macron hésite car c’est un sujet impopulaire.

Hier soir, le 4 septembre, cependant, son premier ministre a réglé la question à la télévision en annonçant que la réforme serait mise en œuvre à partir de janvier 2019. Fondamentalement, l’opposition a critiqué les erreurs enregistrées dans la phase de test de ce système : “nous aurons ici et là de petits problèmes en janvier prochain, c’est normal, mais il n’y aura pas de chaos informatique”, a déclaré le ministre du Budget Gérald Darmanin.

La réforme de la fonction publique, qui concerne des millions de personnes, est une autre question complexe. Le projet de loi devrait être prêt au cours du premier semestre de 2019. La promesse d’Emmanuel Macron est de supprimer 120 000 postes en 2022, ce qui laisse présager des manifestations de rue. Une autre question épineuse est celle de la réforme des retraites. Bien que le président se soit engagé à ne pas atteindre l’âge de la retraite, il espère mettre en place un régime universel et mettre fin à des cas particuliers.

Macron a également proposé un plan anti-pauvreté pour réduire au silence ceux qui l’appellent président des riches. Cela doit inclure une série de mesures visant à améliorer la vie de 14% de la population française vivant sous le sol de la pauvreté.

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