Emily in Paris : Netflix a-t-il produit une série trop clichée ?

Films et série TV Netflix Emily in Paris : Netflix a-t-il produit une série trop clichée ?

Depuis quelque temps, nous entendons beaucoup parler autour de nous de la nouvelle série Netflix : Emily in Paris. Souvent, elle est tournée en dérision. Les nombreux clichés qui la composent sont appropriés et tournés en dérision. Nous revenons avec vous sur l’ensemble de ses projections dans la série parfois vraies, mais un peu trop caricaturales et parfois bien loin de la réalité.

La série Emily in Paris : est-elle trop clichée ?

La nouvelle série Netflix Emily in Paris a été accueillie avec enthousiasme par certains, mais également avec froideur par d’autres. En effet, le Paris de la série est décrié pour sortir tout droit d’un conte de fée s’opposant avec la réalité. Les Parisiens en prennent pour leur grade n’étant pas représentés sous leur meilleur jour, et l’on alimentera les clichés en évoquant leur susceptibilité légendaire. Quoique, un des collègues de l’héroïne lui rappelle qu’il en faut plus que cela pour vexer un Parisien. Est-ce vraiment vrai ?  

Quels sont les clichés insupportables de la série pour les Parisiens ?

On vous a fait une petite liste de ce qui nous paraît quelque peu caricatural :

Le personnage de Sylvie : la boss antipathique 

Elle prend tout de suite Emily en grippe, se représente l’amour non pas comme l’épanouissement mais comme des complications et prône le mystère, la sophistication et la sensualité. Il y a un certain cliché de la femme parisienne énigmatique et inatteignable qui se dessine avec elle. 

Le personnage d’Antoine Lambert : Le séducteur sexiste 

Il est assimilé à l’homme à femmes par excellence, sûr de lui et provocateur qu’il en devient presque un connard. Un débat s’engage d’ailleurs entre lui et Emily sur le côté sexiste d’une publicité qu’il réalise pour son parfum, mettant en scène une femme nue. Il se permet même de lui envoyer de la lingerie fine sur son lieu de travail, alors même qu’il a une femme et une maitresse.

Le personnage de Thomas : L’intellectuel snob

Si de prime abord, la série le présente comme avenant, il incarne rapidement l’image de l’enseignant intellectuel parisien snob. 

Le personnage de Pierre Cadault : Le haut couturier déconnecté et pédant 

Le cliché du couturier snob qui disjoncte dès qu’il est face à ce qu’il juge médiocre et de mauvais goût. Il refuse dans un premier temps de travailler avec l’agence après qu’il ait vu une breloque porte bonheur représentant la Tour-Eiffel sur un cœur accrochée au sac d’Emily, la jugeant ringarde.

L’environnement

Comme le dit la boss d’Emily, elle a une vision très « Disneyland » de Paris : « Vous débarquez à Paris, vous déboulez dans mon bureau, vous êtes émerveillée et souriez tout le temps. Pour vous cette ville est un parc d’attraction » (Épisode 3). Cette remarque très méta met en évidence que le Paris de la série est très fantasmé, et n’a finalement que peu à voir avec la réalité. Tout d’abord, nous pouvons évoquer la chambre de bonne d’Emily aux proportions tout à fait raisonnables. Beaucoup d’étudiants pourraient envier cette « chambre de bonne ». Pareillement, nous évoluons dans un Paris glamour à l’image du Paris représenté dans Le diable s’habille en Prada qui n’est pas non plus celui du quotidien (nul n’est sans besoin d’évoquer les pigeons, les SDF, les bouteilles jonchant le sol et le métro malodorant et sale).

Bref, c’est un Paris idyllique coloré et ensoleillé que l’on retrouve sur les cartes postales qui nous est présenté avec cette série. 

Cette succession de clichés va-t-il freiner une éventuelle saison 2 ? Si la série peut être irritante pour certains, elle n’en reste pas moins divertissante et sympathique. Lily Collins joue à merveille l’américaine extasiée et inspirée, une grande partie du public apprécie sa performance.

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