Dream House de Jim Sheridan (2011)

Publié par emma le juin 10, 2018 | Maj le juin 10, 2018

Synopsis : Éditeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens.

Dream House c’est un faux film bien.

C’est le genre de film qui porte à faire croire au spectateur qu’il va aller voir un certain type de film, en l’occurrence un film bien, alors qu’en fait c’est nul comme pas croyable. Ce genre d’impression est relayée par un matraquage d’affiches pas trop dégueu partout dans le métro, par un casting attrayant, par une fausse piste qui donne à penser qu’on va voir un film de maison hantée ou quelque chose dans le genre, par une image bien léchée, un réalisateur récompensé, etc. La totale quoi.

Dream House est bien une grosse blague

Mais non.  Au sein de laquelle ont atterrit on-ne-sait-pas-trop-pourquoi un casting pourtant très prometteur (Daniel Craig, Rachel Weisz et Naomi Watts) sauf que le scénario est vraiment terrible. Dans tout le sens premier du mot. Terrible. Ne pas se rendre compte qu’on tient un scénario vraiment mauvais entre les mains relève d’un véritable mauvais choix de la part du réalisateur. Même si le film commence pas trop mal (en amenant le spectateur sur une mauvaise piste, bien sur), le tournant que prend l’histoire dès la première demi-heure frise le ridicule. Et quand l’explication finale arrive, quand on comprend le pourquoi du comment, on atteint le summum du scénario pourri. A la limite, ce film peut être vu comme objet d’étude de « ce qu’il ne faut surtout pas faire au cinéma » ou comme une bonne poilade entre copains tout en sachant à quoi vous attendre. Sinon, ce film est une arnaque.

Jim Sheridan a cru réaliser un nouveau Shutter Island où il mélange thriller, troubles psychologiques, lieux glauquissimes sur fond d’enquêtes et de twists plus que malvenus. D’ailleurs, la bande annonce spoile pas mal le super twist de milieu de film. Regardez-là, ça vous évitera de une d’aller voir le film, et de deux si vous y allez, de vous esclaffer quand le twist arrive. Parce qu’il faut bien l’avouer, Dream House c’est tellement nul qu’on en rigole. Et bon, ça met comme une ambiance de malaise quand la salle entière rigole au moment du retournement ultra-dramatique.

Dream House est donc mauvais. Soit. Mais cela ne serait pas aussi attristant si on ne sentait pas la conviction derrière tout ça que le réalisateur est persuadé de nous livrer un super film. Non, monsieur Sheridan. C’est définitivement loupé. Le plus grand mystère restera de savoir pourquoi les acteurs ont signé…

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