Des centaines de robots autonomes fabriquent des cellules pour créer des tissus et d’autres formes biologiques.

Publié par emma le janvier 15, 2019 | Maj le janvier 15, 2019

Des chercheurs du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) de Barcelone, du CRG et de l’Université de Bristol ont réussi à créer des robots autonomes qui fabriquent des cellules naturelles pour former des tissus et autres formes biologiques.

Chez Omicron

Chez Omicron, on parle beaucoup d’autonomie, alors qu’en réalité on parle d’autonomie limitée, car un robot, une voiture ou un drone autonome a de sérieuses limitations par rapport à un organisme biologique. Lorsqu’une voiture autonome a un pneu crevé, elle ne peut pas faire grand-chose ; elle a besoin d’une intervention humaine pour le réparer. La voiture peut être capable de conduire seule dans certaines circonstances, mais cela ne signifie pas qu’elle dispose d’une réelle autonomie.

Des robots qui atteignent l’autonomie en se concentrant sur la biologie

Il y a des chercheurs qui croient que, pour atteindre une réelle autonomie, il faut regarder la nature et le comportement des cellules de notre propre corps. Ces cellules sont capables de remplir leurs fonctions par elles-mêmes, mais normalement rien ne se passe si l’une d’elles meurt, le système ne s’arrête pas ; le reste des cellules travaille pour compenser cela, et la cellule tombée peut être remplacée.

Des chercheurs de l’EMBL, du CRG et de l’Université de Bristol ont réussi à appliquer ces principes d’auto-organisation dans un essaim de robots autonomes. De cette façon, ils sont capables de remplir la fonction de cellules pour créer des formes et des structures plus grandes, dans lesquelles chaque robot a sa propre tâche, mais en même temps est capable de se synchroniser avec le reste.

La clé de cette avancée est que ces “cellules robotiques” sont capables de travailler sans plan ; elles ne reçoivent pas d’ordres d’une source externe, d’une unité centrale. Chaque “cellule” n’a que les informations de base sur la façon d’interagir avec les autres. Chaque robot sait ce qu’il a à faire et, en communiquant avec le reste du mouvement du groupe, il est capable d’exécuter la fonction qui lui est assignée. La communication se fait par infrarouge à une distance d’environ 10 centimètres.

Des robots qui agissent comme des cellules pour créer des tissus.

Les robots ont été programmés pour créer un “tissu”, une structure biologique dans laquelle il y avait différents types de cellules, représentées par les couleurs de chaque lumière. Ce processus n’est pas rapide ; 20 expériences ont été menées, chacune d’une durée d’environ 3 heures.

Mais les résultats en valaient la peine. Chacune de ces “cellules” a la taille d’une pièce de monnaie, et il est hypnotique de voir comment elles se rassemblent d’une manière semblable à celle que l’on peut voir au microscope dans les cellules de notre peau. Cela ouvre la porte à de nombreuses possibilités, telles que des structures gigantesques composées de milliers de petits robots, capables de s’adapter à toutes les situations. Même ses créateurs parlent de créer des ponts basés sur de petits robots pour les urgences.

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