Qui sont-ils et que demandent les “gilets jaunes” en France ?

Publié par Jerome le novembre 25, 2018 | Maj le novembre 25, 2018

Sans leader visible ni organisation concrète reconnue, le mouvement des “gilets jaunes” a mobilisé ce samedi des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont coupé et/ou bloqué des routes et autoroutes dans toute la France, pour protester contre la hausse du prix du carburant et le coût de la vie.

Qui sont-ils?

Français de classe moyenne modeste et précaire, qui vivent dans de petites villes, où ils souffrent de manière très particulière de la hausse du prix du carburant (ils sont très dépendants de la vie quotidienne), victimes de la précarité des services publics, qui ont été supprimés dans les zones rurales loin des grandes villes.

Qui sont leurs amis et ennemis ?

Le Français moyen a des amis ou une famille qui vivent dans de petits villages : c’est la grande solidarité morale et compréhension. Au contraire, les élites intellectuelles, culturelles et sociales ont toujours considéré que cette France profonde était un peu “archaïque” et “provinciale”. Les gilets jaunes sont la révolte de cette France profonde contre les élites parisiennes, qu’Emmanuel Macron incarne de façon archétypique.

Que veulent-ils ?

Que les carburants ne montent pas, pour récupérer le pouvoir d’achat perdu, pour récupérer le service public perdu en France périphérique qui ne dispose pas des avantages de Paris et des grandes villes ?

Comment sont-ils organisés ?

Il n’y a pas d’organisation qui “dirige” le mouvement, qui n’a pas de dirigeants ou de porte-parole : dans chaque ville, ville, département ou région, les gens se rassemblent à travers les réseaux sociaux.

Que font les partis politiques et syndicats face à la crise ?

La droite extrême et la gauche extrême tentent de “récupérer” le mouvement. Les socialistes et les traditionalistes de droite disent qu’ils “comprennent” la “colère”. Les syndicats sont divisés.

Que pense l’homme et la femme de la rue ?

Entre 70 et 80% des Français disent soutenir ou comprendre le mouvement qu’ils envisagent avec une apparente sympathie pour le moment.

Un mouvement peut-il prospérer sans organisation, sans programme concret ou porte-parole ?

L’extrême gauche attend une naissance similaire à celle du Podémos. L’extrême droite s’attend à ce que les “gilets jaunes” français se transforment en quelque chose de similaire à La Liga Norte italiano.

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