Le danger du sexting…, aussi pour les entreprises

Publié par Jerome le octobre 29, 2018 | Maj le octobre 29, 2018

L’Internet et les réseaux sociaux impliquent le risque de crimes qui peuvent sérieusement affecter nos relations personnelles et professionnelles. Dans un article précédent, sous le titre “Internet est chargé par le diable,…du moins disent-ils…”, il expliquait la prévalence et l’influence de la technologie dans la vie de chacun d’entre nous, êtres humains, s’y intégrant automatiquement et automatiquement.

Que faire contre le sexting ?

Cependant, malgré ses innombrables avantages, principalement l’accès à une information illimitée, l’interaction et la communication globales et instantanées, entre autres, ces mêmes facilités offertes par l’Internet et les réseaux sociaux comportent aussi des risques, comme je l’ai souligné dans cet article ; risques traduits par l’existence de crimes, masqués de multiples façons et qui peuvent gravement affecter nos relations personnelles et professionnelles.

L’un des risques les plus évidents est le “sexting” et, par conséquent, la “sextorsion”, ou extorsion sexuelle. Ce sera le fil conducteur de ce nouvel article, et plus spécifiquement comment le sexting peut affecter notre environnement de travail et, par conséquent, notre vie professionnelle.

Quand on parle de sexting, on pense rapidement aux images d’adolescents et à la façon dont cette pratique, de plus en plus fréquente et habituelle parmi eux, provoque de nombreuses fois des situations vraiment embarrassantes et, en de nombreuses occasions, non sans danger ; et cette conséquence de la perception de fausse sécurité que nos enfants, jeunes et adolescents ont, dans la conviction que leur maîtrise technologique les protège de tout mal ou au moins “qu’il est très difficile qu’il leur arrive”.

Qu’est-ce que le sexting et quelle relation peut-il avoir avec nous, adultes, peut-il vraiment nous affecter dans notre vie professionnelle et, surtout, quelles en sont les conséquences ?

Le sexting consiste à envoyer des images, des vidéos ou des photographies à contenu érotique, sexuel et clairement engagé ou compromettant, qui sont produites par n’importe quel dispositif technologique, à mettre en évidence la ou les personnes concernées, à les laisser, évidemment, dans une situation terriblement délicate et honteuse.

Cette pratique est courante et habituelle chez les adolescents, qui ne sont pas pleinement conscients des risques encourus et des limites à ne pas dépasser. Qu’il s’agisse de divertissement, d’amusement, d’imitation ou même d’idée fausse sur l'”amour romantique”, ils adoptent trop souvent ces comportements.

En effet, ces vidéos ou images peuvent être utilisées à des fins clairement non naïves, à la suite de la vengeance d’un ex-partenaire qui n’admet pas la rupture ou les prédateurs sexuels qui sont à l’affût sur Internet, conscients de l’existence de ces pratiques, gagnant la confiance de leurs victimes et les faisant ensuite chanter. Ou même, avec des explications plus puériles, que les yeux et la compréhension des adultes ne nous permettraient pas de comprendre.

En tout état de cause, de tels comportements peuvent faire l’objet de violences sexistes sur Internet, perpétrées par des couples d’adolescents, de harcèlement sexuel de mineurs par des adultes, également appelé “toilettage”, et même conduire au suicide d’adolescents dans son dénouement le plus tragique.

Tout cela trouve un parallélisme et une réflexion claire dans l’optique des adultes, et comment ces comportements peuvent les affecter sérieusement, mettant sérieusement en danger leur intégrité et leur prestige professionnel dans la sphère du travail.

Oui, ces pratiques ne sont pas synonymes d’adolescents et, encore moins, de leur patrimoine et de leur propriété exclusive, les adultes peuvent aussi en être affectés ; et, par conséquent, notre vie professionnelle peut être clairement endommagée, étant dans de nombreux cas les dommages causés irréparables.  Comme pour les mineurs, tout commence par un jeu. Petit à petit, l’adulte entre dans ce tourbillon et cette spirale addictifs, qui suppose le plaisir du risque et de l’interdit, partageant vidéos, images,…. ; bref, séduire et se laisser séduire, sans se douter, beaucoup moins, de l’intention authentique de son interlocuteur.

Cette relation virtuelle engage progressivement l’adulte, dans l’environnement enveloppant de la technologie, qui nous attire, nous obsède et nous piège, exposant notre intimité, inconscient de ce qui peut arriver.

Logiquement, tout ce voyage n’est pas le fruit du hasard, ni un fruit, contrairement à ce que nous pouvons penser ou imaginer, une question de hasard.

La personne de l’autre côté de notre ordinateur, tablette ou appareil mobile sait parfaitement quel type de personne est choisi et, par conséquent, sait quel est le profil de victime le plus vulnérable ; essentiellement, les personnes ayant une faible estime de soi, qui sont à la recherche de partenaires par Internet, sous la fausse croyance qu’ils sont en sécurité dans l’environnement intime et confortable de leur maison, ou tout autre qui respectent ces locaux.

Une fois la victime identifiée, le cybercriminel gagne sa confiance et s’adapte à elle de telle sorte qu’après un certain temps, elle croit fidèlement qu’elle a trouvé son partenaire idéal et qu’elle le comprend parfaitement.

C’est à ce stade que l’échange d’informations plus personnelles commence réellement, et peut conduire à l’envoi d’images, de vidéos ou de contenus érotiques ou sexuels. On en est déjà à la phase des sextos.

C’est alors, et seulement alors, que commence la sextorsion ou l’extorsion sexuelle, où les cybercriminels exigent des informations sensibles sous la menace expresse de diffuser les images ou vidéos compromettantes en leur possession.

Comme vous l’aurez deviné, il ne s’agit plus seulement de mettre en danger l’intégrité professionnelle de la victime, mais de l’entreprise pour laquelle elle travaille. Évidemment, les cybercriminels qui connaissent avec certitude la position et la profession des premiers exigeront des informations pertinentes et des contenus potentiellement dangereux pour l’entreprise, que ce soit à des fins purement lucratives ou avec des intentions évidentes d’espionnage industriel, dans la mesure où il s’agit d’une entreprise concurrente ou au moins désireuse d’obtenir un ensemble de connaissances qui lui donnera un avantage concurrentiel certain.

Pour ce faire, ils exercent un chantage dans chaque règle, exigeant de l’argent, des informations confidentielles, des dossiers, une liste de clients ou de fournisseurs, des technologies existantes, etc. selon l’intérêt de l’agresseur et ses objectifs.

De toute évidence, ces situations représentent un danger évident et un discrédit professionnel évident pour la victime, ce qui peut entraîner un traumatisme psychologique et même le suicide.

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