Critique de “Colette” : Auteur d’elle-même

Publié par Jerome le janvier 9, 2019 | Maj le janvier 9, 2019

Le réalisateur britannique Wash Westmoreland recrée avec goût et tact visuel la biographie d’une des figures les plus controversées de son époque, l’écrivain français Colette.

Le film Colette

Le réalisateur britannique Wash Westmoreland recrée avec goût et tact visuel la biographie d’une des figures les plus controversées de son époque, l’écrivain français Colette (Sidonie-Gabrielle Colette), et concentre essentiellement son portrait sur sa jeunesse, la construction de sa personnalité et son esprit rebelle, et sa relation avec son premier mari, Henry Gautheir-Villas, connu comme “Willy” dans le milieu parisien licencieux du début du XXe siècle.

L’atmosphère, l’atmosphère et la moralité de l’époque forment une parfaite petite empreinte pour comprendre les liens étranges qui lient Colette à la littérature, au mariage de convenance (surtout pour le mari qui se serre les coudes), à la libération intellectuelle et sexuelle et à la revendication d’elle-même comme femme, auteur et scénariste de sa propre vie.

Colette acquiert dans le physique de Keira Knightley toute la fragilité, la détermination et la malice qu’exige le personnage, au moins entre les quatre murs d’un écran, c’est-à-dire qu’il le remplit sans le transformer en suppurateur d’acide corrosif, et personne dans la pièce ne prendra le parti de Dominic West, qui joue un “Willy” aussi néfaste qu’infantiloide. Bref, le film n’est pas épuisant, ni de la figure de Colette, ni de la patience du spectateur, et bien qu’il ne se penche pas sur son travail, il le fait en son temps et dans ses circonstances, et nous donne matière à réflexion : il y a un siècle déjà, Colette représentait quelque chose qui, pour reprendre un nom, serait représenté par Emma Watson, Asia Argento ou Leticia Dolera.

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