Controverse en France sur le rappeur qui demande à tuer les “bébés blancs” et à “pendre leurs parents”.

Publié par Jerome le octobre 7, 2018 | Maj le octobre 7, 2018

Le rappeur français Nick Conrad, enquêté par la justice pour une chanson appelant à “pendre les blancs” et “tuer les bébés blancs”, se défend en disant que ses paroles ont été prises hors contexte et que le clip controversé “est une fiction”.

Nick Conrad dans la controverse pour vendre

“Ce clip avait pour vocation première de retracer l’histoire du peuple noir. C’est un miroir, une réponse aux injustices subies par ma communauté du fait de l’esclavage”, explique-t-il dans une interview publiée aujourd’hui par “Le Parisien”, dans laquelle il se dit inspiré par son expérience personnelle d’homme noir et ce qu’il considère comme un artiste.

Si, à son avis, “l’homme noir doit toujours faire plus d’efforts pour s’intégrer et entrer dans le moule” à l’école, dans la rue ou dans un entretien d’embauche, avec sa vidéo, “qui n’est que fiction, je voulais inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir. et proposer une perception différente de l’esclavage.” L’enregistrement, intitulé “Colgad a los blancos” (Pendre les Blancs) et téléchargé il y a quelques jours sur Internet, montre l’enlèvement et le meurtre d’un homme blanc sur fond d’une chanson qui dit : “Je vais dans des crèches, tue des bébés blancs, les attrape rapidement et pend leurs parents, les découpe pour passer le temps et amuse des enfants noirs de tout âge.

Nick Conrad affirme que les phrases les plus choquantes sont basées sur les déclarations de William Lynch, un Américain du XVIIIe siècle qui a donné des instructions pour apprivoiser un homme noir. Aussi que son clip devrait faire partie d’une mini-série avec d’autres épisodes qui “viendraient compléter et argumenter (sa) réflexion”.

Le rappeur reconnaît que “peut-être” le contexte de cette réflexion aurait fait défaut, mais se plaint que certains qui le critiquent ont été bloqués dans une lecture littérale. “Je voulais simplement faire passer un message simple : acceptons-nous les uns les autres avec nos différences “, dit-il.

Le parquet français a ouvert une enquête pour “provocation publique à commettre un crime ou un délit” et le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a ordonné à la police de retirer le contenu d’Internet et d’autres canaux, qu’il a qualifié d'”abject”.

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