La Chine menace le Canada de “graves conséquences” si elle ne libère pas le vice-président de Huawei

Publié par Simon Taquet le décembre 13, 2018 | Maj le décembre 13, 2018

Meng Wanzhou, vice-présidente et chef des finances de Huawei à l’échelle mondiale, ainsi que fille du fondateur de l’entreprise, a été arrêtée au Canada le 1er décembre et risque l’extradition vers les États-Unis, où elle prétend avoir caché les liens de son entreprise avec une entreprise qui a tenté de vendre du matériel en Iran malgré les sanctions.

Si extradé aux États-Unis…, Meng serait accusé de complot en vue de frauder plusieurs institutions financières, tel que présenté devant un tribunal canadien vendredi dernier, avec une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison pour chaque accusation.

Aucune décision d’extradition n’a été prise à ce jour, après six heures de débats et de contre-arguments, l’audience a donc été suspendu jusqu’à lundi prochain.

La Chine convoque l’ambassadeur du Canada

Dans une brève déclaration, le ministère chinois des Affaires étrangères a assuré que le sous-ministre des Affaires étrangères, Le Yucheng, avait envoyé à l’ambassadeur du Canada à Beijing un avis lui demandant de libérer Meng, l’invitant à exprimer une ” vive opposition “. La détention de

Meng par le Canada à la demande des États-Unis alors qu’il effectuait un transfert par avion à Vancouver constituait une violation grave des droits légaux, a fait remarquer cette action, “ignorait la loi, était déraisonnable” et était par nature “extrêmement odieuse”.

“La Chine exhorte fortement la partie canadienne à libérer immédiatement la personne détenue et à protéger sérieusement ses droits légaux légitimes, faute de quoi le Canada doit assumer l’entière responsabilité des graves conséquences qui en découlent “, a-t-il ajouté.

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