Changement climatique : bonne nouvelle pour les viticulteurs français

Publié par Jerome le octobre 3, 2018 | Maj le octobre 3, 2018

Bien que 2017 ait été une année négative pour les producteurs de vin en France, 2018 s’annonce bien meilleure. L’été a déclenché la production de raisins, on estime donc que la récolte augmentera de 25%.

C’est l’heure de la récolte viticole

En ce mois d’août, les cultures de raisins dans les régions de l’Est de la France, comme la Champagne et l’Alsace, sont débordantes. C’est la saison des récoltes, ce qui rend les agriculteurs heureux, car ils ont vu leurs récoltes perdre en 2017 à cause des gelées et des tempêtes.

L’été a favorisé la croissance du raisin sans la présence du redoutable mildiou, le champignon qui l’an dernier a attaqué les cultures dans le pays et causé des millions de pertes. Cependant, les températures élevées ont affecté d’autres cultures, comme le maïs. Les données du Ministère de l’Agriculture motivent les viticulteurs. Les prévisions indiquent que la production totale de vin en 2018 sera de 46,1 millions d’hectolitres, ce qui correspond à 25% de plus que l’année précédente. “Depuis la fin juin, la propagation des moisissures semble s’être arrêtée en raison du temps plus sec “, a déclaré le ministère dans un communiqué.

La canicule des derniers mois a accéléré la croissance du raisin et conduit à une récolte beaucoup plus précoce que prévu.

Un hectolitre représente environ 133 bouteilles de vin standard

Mais tout le monde n’est pas optimiste, Bernard Farges, vice-président du groupe industriel CIVB (Conseil Général du Vin de Bordeaux), estime que les moisissures pourraient à nouveau leur nuire. “En termes de quantité, nous aurons une récolte réprimée par la grêle et la moisissure, dans quelle mesure ?

Jérôme Despey, président du comité vitivinicole de l’agence agricole France AgriMer, préfère être prudent avec les chiffres et les estimations et estime que, malgré le bon timing, les données fournies par le ministère de l’Agriculture sont trop élevées. “C’est le vrai problème. Même lorsqu’il n’y a pas de grands événements météorologiques, nous ne pouvons plus faire plus de 45 millions d’hectolitres.

Un printemps glacial, enregistré l’an dernier, a gelé les vignes dans le sud-ouest du pays et jusqu’en Alsace dans la région Est. La baisse en 2017 a été de 18 pour cent, ce qui correspond à 37,2 millions d’hectolitres.

Cette année, la bonne récolte n’atteindra pas le Languedoc-Roussillon, la Corse et le sud-est, où les prévisions sont inférieures à la production annuelle moyenne de raisins.

La France est le deuxième producteur mondial de vin après l’Italie.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *