Chainlink : C’est quoi et comment ça marche ?

Finance et ImmobilierChainlink : C'est quoi et comment ça marche ?

Ceci est un article sur le fonctionnement du projet Chainlink et sur sa technologie révolutionnaire. Il ne s’agit pas d’un article qui s’intéresse au marché crypto mais plutôt aux fondamentaux du projet. Le token du projet Chainlink s’appelle le LINK et il est possible de se le procurer sur différentes plateformes crypto comme eToro ou encore Bitcoin Era.Les smart contracts, une notion très importante pour comprendre chainlink

Avant de pouvoir parler concrètement du projet Chainlink, il est impératif de rappeler ce qu’est un smart contract, ou contrat intelligent : les smart contracts sont des accords souscrit grâce à du code informatique qui s’exécutent en général sur une blockchain. Les smart contracts qui sont exécutés sur la blockchain ne peuvent pas être modifiés ensuite car ils sont validés par des millions d’utilisateurs à travers le monde. C’est un peu comme passer un accord papier dont des millions de personnes dans le monde auraient une copie. Les smart contracts sont infalsifiables car il est impossible de tromper l’ensemble des validateurs sur la blockchain. 

Un smart contract permet de passer n’importe quel type de contrat. Aujourd’hui ils sont très populaires dans la Finance Décentralisée (DeFI). Un exemple fictif de smart contract pourrait être : un individu A, prête 8 dollars en Ethereum à un individu B. En échange l’individu B lui prête 10 dollars en stablecoin, avec de l’USDT par exemple. L’individu B recevra des intérêts à hauteur de 6 % par mois pendant toute la durée du prêt. 

Quel lien entre chainlink et les smart contracts et que propose le projet ?

Le problème des smart contracts, c’est qu’ils peuvent uniquement utiliser des données présentes dans la blockchain. Ils ne peuvent voir que leurs transactions passées. Chainlink permet de créer de nouveaux types de smart contracts qui prennent en compte des faits ou des données qui existent en dehors de la blockchain. Par exemple une donnée peut être le résultat d’un match de football. Ces données peuvent par exemple permettre de créer des paris sportifs décentralisés directement sur la blockchain. Il ne sera pas nécessaire de faire appel à un intermédiaire pour s’occuper de la gestion de ces paris sportifs et il ne sera donc plus nécessaire de payer une commission à cet intermédiaire. Il est beaucoup plus sûr de confier notre argent à la blockchain, qui n’est pas une être humain capable de commettre des erreurs ou de se laisser guider par ses émotions. Grâce à Chainlink, ce seront des millions de personnes à travers le monde qui valideront ensemble les données et seront récompensés pour cela en recevant des tokens.

Chainlink a pour objectif de créer un réseau sur lequel des fournisseurs de données, appelés Oracle, reçoivent des récompenses en cryptomonnaies en échange de fournir des données correctes et de confiance à une blockchain. 

Que sont les oracles et comment Chainlink les utilise ?

Chainlink prend en charge les Oracles pour faire fonctionner son réseau. Les oracles sont des logiciels qui agissent comme un intermédiaire pour aider à réaliser un transfert de données bidirectionnel entre les smart contracts et le monde réel. 

Chainlink est un réseau décentralisé d’Oracles qui fourni des données venant de sources situées à l’extérieur de la blockchain a des sources situées à l’intérieur de la blockchain et vice versa. Cela permet aux smart contracts d’accéder à des informations en temps réel qui proviennent d’en dehors de la blockchain et ce de manière totalement sécurisée. 

Chainlink a été lancé en juin 2017 et est l’œuvre du site web SmartContract.Com. Le projet a été créé par deux co-fondateurs Sergey Nazarov et Steve Ellis. Le projet Chainlink s’est développé de manière structurée et n’a jamais pris de retard : ils ont toujours tenu les promesses qu’ils avaient faites et sont maintenant en train de se développer sur d’autres blockchain qu’Ethereum. Chainlink agit maintenant comme un intermédiaire entre les différentes blockchains et les structures administratives traditionnelles pour construire des processus mas efficients, sécurisés et transparents. 

Chainlink est une blockchain qui utilise le mécanisme de consensus Proof Of Stake et a été conçu pour répondre à des nombreux problèmes. Elle permet de faire entrer des données dans la blockchain comme la température, des prix d’actions ou un nombre de vues sur une vidéo. Les smart contracts peuvent lire ces informations grâce à Chainlink. 

Comment est-ce que cela fonctionne ?

Pour que les données puissent arriver jusqu’au réseau Chainlink, des opérateurs de nœuds, qui sont des personnes qui bloquent de l’argent sur le réseau, apportent des données au réseau. Les opérateurs de nœuds bloquent de l’argent sur la blockchain afin qui si les données qu’ils fournissent se révèlent fausses, ils soient sanctionnés et perdent leur argent. Cependant, dans le cas ou ces personnes donnent des informations exactes, ils reçoivent une rémunération. 

Lorsqu’une personne sollicite une information à la blockchain comme par exemple la température, il doit réaliser une sollicitude. L’algorithme de Chainlink va enregistrer cette sollicitude comme un événement et va créer un smart contract, appelé “Chainlink Service Level Agreement Contract” (SLA contract). Pour accéder aux données en dehors de la blockchain, le SLA contract va créer 3 sous-contrats : un contrat de réputation, un contrat de correspondance de commande et un contrat d’ajout. 

  • Le contrat de réputation évalue l’historique d’un Oracle pour déterminer s’il est fiable, ce qui permet d’éliminer les nœuds qui sont peu fiables.  
  • Le contrat de correspondance de commande transmet la sollicitude aux nœuds de confiance et vérifie que le format des données renvoyées est correct.
  • Le contrat d’ajout analyse les multiples données reçues et peut déduire la réponse correcte et éliminer les éventuelles erreurs qui sont présentes en faibles quantités.