Bruxelles envisage de porter la Colombie devant l’OMC au sujet de l’imposition de droits de douane sur les frites françaises

Publié par Jerome le novembre 13, 2018 | Maj le novembre 13, 2018

Le pays d’Amérique du Sud veut appliquer des tarifs douaniers sur les frites en provenance de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne. Bruxelles répond.
La Commission européenne envisage de porter la Colombie devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) après que ce pays d’Amérique du Sud ait prévu d’appliquer des mesures tarifaires contre les chips congelées en provenance de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne.

Une guerre de taxe

A l’issue d’une réunion des ministres du commerce de l’Union européenne, les trois pays concernés ont exprimé leur inquiétude le 9 novembre et ont demandé un “soutien” européen aux mesures antidumping que le gouvernement colombien souhaite appliquer. Face à cette situation, la commissaire au commerce, Cecilia Malmström, a déclaré que l’Union européenne (UE) “défendra les chips européennes”.

Malmström a assuré que “l’enquête” ouverte par les autorités il y a un an et demi “n’est pas très solide” et a expliqué que “dix-sept contacts différents” ont été maintenus avec les autorités colombiennes, mais sans succès.

“Nous attendons l’annonce officielle des autorités colombiennes qui aura lieu dans les prochains jours, mais nous attendons l’analyse juridique pour aller effectivement à l’OMC”, a annoncé Malmström, qui a été interrogé à ce sujet à la fin de la réunion des ministres.

Le 1er novembre, le gouvernement colombien a annoncé qu’il appliquerait des mesures à l’encontre des frites parce que “74 % des importations de frites congelées arrivant dans le pays avec des prix antidumping doivent maintenant entrer à un prix qui n’affecte pas la production agro-industrielle nationale”, a déclaré Andrés Valencia Pinzón.

La décision de la Colombie affecterait les petites et moyennes entreprises belges qui dépendent des exportations de pommes de terre Cette décision a agacé le public belge, très fier de l’un de ses produits les plus emblématiques. “Nous avons un vrai problème avec la Colombie en matière d’antidumping, un vrai problème avec les chips”, a déploré le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders.

Selon le gouvernement fédéral belge, la décision de la Colombie touche particulièrement les petites et moyennes entreprises du pays qui dépendent directement et indirectement de l’exportation de ce produit. Toutefois, la Colombie n’est pas le seul pays à avoir appliqué des mesures tarifaires contre ce produit belge, ainsi que l’Afrique du Sud et le Brésil. Selon la principale organisation belge de producteurs de pommes de terre, Belgapom, le pays a produit l’année dernière 4,6 millions de tonnes de pommes de terre, dont 90% ont été exportées.

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