Brexit peut causer un effondrement économique

Publié par Simon Taquet le novembre 28, 2018 | Maj le novembre 28, 2018

Le dernier en date, publié par la London School of Economics et le King’s College of London, en collaboration avec l’Institute of Fiscal Studies, souligne que, même si Brexit est produit avec le pacte signé avec Bruxelles, l’économie britannique pourrait diminuer de 5,5%. Pire encore est le scénario du redouté “pas d’accord”, qui le réduirait de 8,7%. En ce qui concerne le produit intérieur brut (PIB), les données ne sont pas bonnes non plus : le PIB diminuerait de 1,8% en cas d’accord, et de 3,1% en l’absence d’accord.

L’impact de Brexit, accepté ou non, serait également ressenti dans les poches des citoyens britanniques. Le revenu par habitant diminuerait de plus de 1,5 % dans le premier scénario, et de 3,5 % en l’absence d’accord. “L’économie britannique sera nettement plus petite au cours de la prochaine décennie”, a déclaré Jonathan Porter, l’un des auteurs de l’étude.

Mieux que “no deal”

Ce ne sont pas les seules données négatives pour les finances britanniques que mai a reçues ces jours. L’autre vient de la bouche du président des États-Unis, Donald Trump, qui a insinué hier que le pacte de sortie conclu entre Londres et Bruxelles empêcherait le Royaume-Uni de “commercer avec les États-Unis” : “Je pense que nous devons sérieusement nous demander si le Royaume-Uni peut ou non commercer, car en ce moment, si vous lisez l’accord, ils ne pourront peut-être pas le faire avec nous”. Le Premier ministre l’a nié, assurant que les deux pays ” travaillent déjà ensemble “.

Cependant, May, qui a fait hier une tournée au Pays de Galles et en Irlande du Nord pour tenter de rallier le soutien en faveur de son pacte avec Bruxelles, craignant qu’il ne soit pas adopté au Parlement, pourrait recevoir un “coup de pouce” aujourd’hui. Ce mercredi, la Banque d’Angleterre conclut dans son rapport si l’impact économique de l’accord Brexit négocié par le gouvernement britannique est moins dommageable pour le Royaume-Uni que le redouté “no deal”.

La Banque d’Angleterre, présidée par Mark Carney, va publier aujourd’hui après-midi une analyse des conséquences économiques et financières de Brexit si le Royaume-Uni parvient à quitter l’UE avec un accord. L’autre option, dont personne ne veut dans le pays, est celle d’un “pas d’accord et pas de période de transition”. Selon l’organe, la publication de ces conclusions est en cours afin que les députés aient le temps de lire les données calmement, avant le vote final à Westminster le 11 décembre.

Carney lui-même doit comparaître devant le Comité des finances du Parlement le 4 décembre, au début du débat de cinq jours à la Chambre des communes.

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