Bolsonaro laisse les terres autochtones entre les mains du ministère de l’Agriculture

Publié par Simon Taquet le janvier 7, 2019 | Maj le janvier 7, 2019

Le président du Brésil, le national-populiste Jair Bolsonaro, a accordé au ministère de l’Agriculture le pouvoir de délimiter les terres des peuples autochtones, ce qui est une victoire pour le secteur agraire du pays, un des grands supporters du président.

La Fondation nationale autochtone

Jusqu’à présent, cette compétence était entre les mains de la Fondation nationale autochtone, qui s’occupait des relations avec les communautés autochtones toutefois, les fonctions de cette fondation relèveront désormais d’un conseil interministériel composé des portefeuilles Agriculture, Défense, Environnement, Droits humains et Sécurité institutionnelle, bien que le pouvoir de décider de la délimitation des terres revienne exclusivement à cette première.

Par ailleurs, le Ministère de l’agriculture sera chargé de régulariser les terres quilombola, aux mains des communautés d’ascendance africaine, tâche auparavant confiée à l’Institut national de la colonisation et de la réforme agraire (Incra).

Bolsonaro commence ainsi à remplir ses promesses électorales qui comprenaient ouvrir les terres indigènes à l’activité commerciale.

La protection de ces terres est fondamentale pour les communautés autochtones, dont le mode de vie est intimement lié aux utilisations traditionnelles des terres dont elles dépendent. De même, l’attribution de ces terres à des fins commerciales menace la biodiversité de l’écosystème brésilien, les exposant à un risque encore plus grand de déforestation.

Cette action est l’une des premières à Bolsonaro depuis sa prise de pouvoir mardi dernier, quand elle a proclamé le Brésil libre de socialisme et de correction politique. Ses principales lignes d’action, comme promis dans la campagne, sont similaires à celles de Donald Trump et incluent un virage protectionniste dans la politique commerciale, une restauration des traditions judéo-chrétiennes dans la politique sociale et un renforcement de l’autorité de l’Etat comme arme contre la corruption et la violence.

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