Benalla nie qu’il était le garde du corps de Macron.

Publié par Jerome le octobre 6, 2018 | Maj le octobre 6, 2018

Alexandre Benalla, l’ancien assistant personnel du président français Emmanuel Macron, accusé d’avoir frappé des manifestants le 1er mai, a nié mercredi qu’il était le garde du corps du président ou son chef de la sécurité. Au cours de l’interrogatoire auquel il a été soumis par la commission d’enquête ouverte au Sénat pour l’affaire dite “Benalla”, l’accusé n’a pas répondu aux questions concernant sa présence dans la manifestation sous le couvert du secret de l’enquête judiciaire.

Alexandre Benalla toujours le même au coeur des problèmes

Benalla s’est limité à revoir son parcours professionnel, ce qui l’a conduit à rejoindre l’Elysée en tant qu’assistant personnel de Macron, chargé de coordonner ses actions en France et ses sorties personnelles, ce qui justifiait, selon son témoignage, sa présence quasi permanente auprès du président. Mais il a été franc en assurant que la sécurité du président n’est pas tombée entre ses mains et a prétendu que ce sont les officiers de police et de gendarmerie qui se sont occupés de ces questions.

“Si j’étais à droite du président, il y avait toujours un agent à gauche. Ou l’inverse “, a dit Benalla, qui a souligné que son rôle était celui d’assistant personnel de Macron, un rôle qui n’existait pas avec d’autres présidents. Il a ajouté qu’il s’occupait également des sorties privées du président, dans lesquelles il coordonnait “le confort” du chef de l’Etat et en aucun cas la sécurité.

Benalla a indiqué qu’il a cependant contribué à la coordination des différents services de protection présidentielle, répartis entre la police et la gendarmerie, mais qu’il a refusé d’en être le “patron”.

L’assistant a indiqué que ses fonctions se situaient au sein du cabinet du président et non celles des agents de sécurité et l’a décrit comme “staging ou chef d’orchestre”.

Quant à son permis de port d’arme, Benalla a dit qu’il l’avait demandé pour sa sécurité personnelle et non pour protéger le président. En ce sens, il a fait remarquer qu’il ne l’a fait qu’à la fin de sa mission à l’Elysée “sauf à deux ou trois reprises”, lorsqu’il est parti en voyage par Macron directement de son domicile.

Benalla a confirmé qu’il peut y avoir eu des frictions avec le personnel de l’Elysée parce que leur façon de travailler était différente, plus diligente, à son avis, que celle habituellement faite par ces fonctionnaires. L’atmosphère a laissé de nombreuses questions que les sénateurs n’ont pas été en mesure de poser lorsqu’ils traitent de questions faisant l’objet d’enquêtes par le système judiciaire ou protégées par le secret d’État.

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