Barnier propose le modèle des îles Canaries pour la frontière irlandaise après Brexit

Publié par Jerome le octobre 12, 2018 | Maj le octobre 12, 2018

Les marchés ont accueilli avec un certain optimisme les déclarations du négociateur européen Michel Barnier anticipant un rapprochement dans les négociations sur Brexit. Mais la question de la formule à appliquer à la frontière irlandaise reste quelque peu incertaine quant aux options réelles pour parvenir à un accord avant le Conseil européen du 18. Dans ses dernières déclarations, Barnier a clairement indiqué que la quasi-totalité du contenu de l’accord de séparation est désormais pratiquement close, mais qu’il reste à trouver une formule pour la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Ulster.

Une frontière comme celle des îles Canaries

Dans ce cas, le Français a proposé le modèle qui fonctionne actuellement entre les îles Canaries et l’Espagne continentale, ce qui implique un contrôle des marchandises entre cette province britannique et le reste du pays.

Cependant, l’Institut pour le changement global, dirigé par l’ancien Premier ministre Tony Blair, estime que les effets de Brexit seront bien pires que ne le prétend le gouvernement, en particulier dans le domaine des services, et qu’étant donné ses caractéristiques “il y a peu de différence entre un accord basé sur le plan Chequers[défendu par le Premier ministre Theresa May] ou un non-accord.

M. Barnier avait pris la parole lors d’une réunion d’hommes d’affaires européens au Parlement européen, au cours de laquelle il avait déclaré que “tant l’UE que le Royaume-Uni excluent l’existence d’une frontière physique sur l’île d’Irlande. Ce qui arrive en Irlande du Nord arrivera donc aussi à notre marché unique. Il s’ensuit qu’il devra y avoir des “procédures administratives qui n’existent pas aujourd’hui pour les marchandises en provenance du reste du Royaume-Uni qui se rendent en Irlande du Nord”, pour lesquelles il est nécessaire d’établir des procédures “aussi simples que possible et qui ne sont pas contraignantes”. Le problème pour la première ministre Theresa May est que la stabilité de son gouvernement dépend des votes du parti unioniste démocratique de la province d’Irlande du Nord, qui n’accepte rien qui ressemble à une séparation de la Grande-Bretagne.

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