Barack Obama : Les rêves brisés du Yes we Can

Publié par Jerome le octobre 10, 2018 | Maj le octobre 10, 2018

Après huit ans de présidence du républicain George W. Bush, le peuple américain voulait du changement. Après avoir vécu l’un des pires moments de son histoire – les attentats du 11 septembre 2001 – qui ont mené à deux guerres à l’étranger – l’Irak et l’Afghanistan – les États-Unis, qui faisaient face à une récession économique majeure, avaient besoin d’un discours plein d’espoir. Barak Obama, un jeune sénateur démocrate au discours cultivé et ambitieux, plein de promesses, a comparu devant les citoyens. Immergé dans un conflit racial constant, le pays a ensuite transformé les origines d’Obama en une opportunité – d’être le premier président afro-américain des États-Unis – plutôt qu’un inconvénient. Sa carrière, dans une ascension imparable, l’a amené à battre Hillary Clinton aux primaires démocrates et à remporter la course présidentielle 2008 contre le républicain John McCain. Le slogan de la campagne “Yes, We can” était prémonitoire mais aussi irréel.

La fin d’une ère démocrate

Attaché aux causes sociales et à l’environnement, avec une attitude conciliante, Obama a commencé sa carrière avec l’une des plus grandes cotes de popularité, qui lui a même valu le prix Nobel de la paix quelques mois après son arrivée à la Maison-Blanche. Mais après avoir suscité tant d’attentes, la frustration de promesses non tenues l’a amené à quitter le Bureau ovale avec un équilibre douteux après huit ans d’administration, cette dernière, les deux chambres du Congrès étant aux mains des républicains.

Au cours de son premier mandat, il a atteint plusieurs de ses objectifs, tels que le retrait des troupes d’Irak ou la naissance de sa réforme controversée des soins de santé, la Patient Protection and Affordable Health Care Act, mieux connue sous le nom d’Obamacare ; il a également trouvé et tué le terroriste le plus recherché, Oussama ben Laden, qui referme une blessure ouverte au peuple américain depuis 2001. Mettre fin à la torture, fermer Guantánamo et contrôler davantage les ventes d’armes sont d’autres promesses qu’il a faites : les deux dernières qu’il n’a pas tenues.

Il a entrepris une réforme bancaire et a amélioré l’économie en abaissant le taux de chômage à 5 %, mais la classe moyenne blanche se sentait lésée et marginalisée. Cet inconfort servirait de tremplin à Donald Trump.

Sa politique étrangère a été critiquée pour des accords tels que celui conclu avec l’Iran – renversé par son successeur -, son rapprochement avec la Chine, son manque de fermeté avec le régime de Bachar al-Assad ou l’intervention en Libye, un pays qui n’a pas été marqué depuis la chute de Kadhafi.

Obama a essayé de gérer le pays sans arrogance et en construisant des ponts, une politique interprétée par beaucoup comme une perte d’influence extérieure. Bon président pour beaucoup, très discuté pour beaucoup d’autres. L’arrivée de Trump le fait bien paraître.

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