Bal des ministres du gouvernement socialiste portugais

Publié par Jerome le octobre 15, 2018 | Maj le octobre 15, 2018

La question obscure du vol de matériel militaire sur la base abandonnée de Tancos a été mise en lumière par l’ancien ministre portugais de la Défense, Azeredo Lopes, qui n’a eu d’autre choix que de démissionner après le flot de questions que le vol a soulevé l’année dernière.

Un nouveau ministre portugais démissione

Il a été remplacé par Joao Gomes Cravinho, jusqu’à présent ambassadeur, et de là sur une danse des portefeuilles dans le gouvernement socialiste. Graça Fonseca est le premier homme politique portugais à accéder à un ministère après s’être publiquement reconnu homosexuel et s’être installé dans la culture juste après le scandale de la censure des œuvres du photographe américain Robert Mapplethorpe au Musée Serralves à Porto.

Pour sa part, elle a confirmé le poids de Pedro Siza Vieira dans l’économie et assume la position en pleine stagnation des perspectives du pays voisin, soutenue par la notation de Moody’s hors de la junk bond mais avec des niveaux insuffisants de création d’emplois et, surtout, une qualité précaire. L’aire de santé n’a pas non plus été libérée, avec Marta Temido à la tête depuis le lundi 15 octobre, date choisie pour présenter ces quatre nouveaux membres du cabinet d’António Costa.

“Crise ? Quelle crise ?” a chanté le groupe britannique historique Supertramp. Et cela semble être la mélodie qui s’impose au cœur du socialisme portugais, bien que la décadence ministérielle soit clairement décrite comme une crise trop palpable et dans des domaines d’importance politique.

D’ailleurs, ce remodelage est présenté comme n’étant rien de cosmétique, car pourquoi devrait-il être entrepris à la veille de l’approbation des nouveaux budgets de l’État ? Le fait est que le ” rien ne se passe ici ” que le premier ministre tente de répandre est à peine perceptible dans un contexte où l’insatisfaction augmente alors que le logement devient plus cher dans des proportions stratosphériques, dans un pays où le salaire minimum n’atteint pas 600 euros.

Rui Rio a fracturé le PSD depuis le départ de Passos Coelho et l’Alliance fondée par Santana Lopes vient de voir le jour.

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