Nous avons parlé aux protagonistes de “Superlópez” : “Dans ce pays, pour être heureux, il faut être médiocre”.

Publié par Jerome le novembre 26, 2018 | Maj le novembre 26, 2018

A l’occasion de la première de “Superlópez”, nous avons parlé avec Alexandra Jiménez et Julián López (Luisa Lanas et Jaime, respectivement) de la signification du superhéros en Espagne, de l’envie comme sport national et de l’importance de s’identifier à Superlópez (Dani Rovira) pour sa simplicité et son charisme.

Le film Superlópez

“Tout le souci des parents du protagoniste est de lui dire : ” Tu prends soin de ne pas te faire remarquer sur le récit parce que sinon dans ce pays tu ne peux pas être heureux “, dit Alexandra Jimenez, qui joue Luisa Lanas, l’intérêt amoureux du protagoniste, et qui espère que ce film ” sert un petit effet miroir pour voir comment nous sommes ” et nous repensons ” cette habitude si étrange que nous devons jeter tout le bien que nous faisons.

“Tout ce qui se détache, on le nie et on le dynamite autant qu’on peut”, déplore l’actrice qui, en tout cas, reconnaît qu’en Espagne, du moins dans le domaine cinématographique, “les choses vont de mieux en mieux” et que “la seule chose dont nous avons besoin est de cesser d’être avec un fusil chargé et au lieu de faire la fête et de profiter que nous le faisons mieux et mieux”.

Mais n’oubliez pas, dit Julián López, qui incarne Jaime, l’ami jaloux du protagoniste, que les comparaisons avec les super-héros américains “seront toujours injustes par tous les moyens” car ce type de cinéma y est né et “produit des films de cette ampleur depuis de nombreuses années. “Ce sont des comparaisons injustes par budget, par moyens, par circonstances… et ici, tout sera toujours très bien fait avec les ressources dont nous disposons. Si nous avions eu plus, nous aurions fait mieux et je n’aurais rien à envier “, dit-il.

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