Comment assurer la santé des enfants

Publié par Jerome le octobre 5, 2018 | Maj le octobre 5, 2018

Deux cas d’empoisonnement collectif dans les écoles de l’Atlantique ont été signalés au cours des derniers jours. Le premier a eu lieu à Suan et le second à Sabanalarga. Selon les enseignants, les causes étaient la mauvaise nourriture.

La semaine dernière, EL HERALDO a signalé un cas d’intoxication alimentaire au lycée Adolfo León Bolívar Marenco de la municipalité de Suan, au sud de l’Atlantique. Le jeudi 27 septembre, 44 élèves ont reçu des soins médicaux après avoir consommé un mauvais repas, selon les autorités et les élèves.

Pour ces faits, une audience avait été programmée pour hier, le 3 octobre, au cours de laquelle il serait décidé quel type de sanction serait imposé à la Corporation régionale pour la construction sociale, contractant de la PAE, qui est responsable de la fourniture de nourriture consommée dans les écoles de la municipalité. Cependant, en raison des revirements administratifs qui entravent souvent la recherche des responsables, l’audience a été reportée jusqu’à ce que les résultats des examens médicaux des enfants soient disponibles.

Les élèves en état d’ébriété de Suan n’avaient pas fini de se rétablir lorsqu’un cas similaire a été découvert, cette fois à l’école Fernando Hoyos Ripoll de Sabanalarga, qui a envoyé 64 enfants à l’hôpital, apparemment pour avoir consommé de mauvais œufs.

Au mieux, ces deux épisodes pourraient être des coïncidences malheureuses, des accidents isolés qui peuvent être corrigés à la volée sans contretemps majeurs. Toutefois, des doutes surgissent inévitablement quant aux procédures utilisées pour l’attribution des marchés concernant la santé et la vie des mineurs. Nous sommes bien conscients du bilan qui, à cet égard, ne laisse pas notre région bien servie.

C’est pourquoi, comme nous l’avons dit dans des dizaines d’événements qui se déroulent chaque jour dans les Caraïbes, ces événements devraient servir non seulement d’alarme, mais aussi de bonne raison pour que les autorités compétentes réexaminent en détail les conditions dans lesquelles la nourriture est livrée aux élèves des écoles et des collèges par le biais de la PAE : vérification des contrats, audits des procédures, contrôle du respect des normes sanitaires et des conditions d’embauche.

Nous ne pouvons permettre qu’une présomption de bonne foi mal comprise se solde par une tragédie que l’on peut éviter en peaufinant les instruments de surveillance. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de protéger les ressources publiques en jeu. Il s’agit fondamentalement de protéger la santé et la vie de milliers d’enfants et de jeunes, qui sont mis en danger chaque fois que quelque chose de ce genre se produit.

Dans tous les cas où des mineurs sont en état d’ébriété alimentaire, les excuses ne suffisent pas, les explications d’accidents exceptionnels ne suffisent pas et les sanctions sous forme d’amendes et d’avertissements ne semblent pas logiques. Une entreprise qui envoie un ou une centaine d’enfants à l’hôpital par négligence ne peut pas continuer à fournir un service qui exige un maximum de soins.

Nous serons attentifs aux résultats de ces enquêtes, aux preuves désignant les responsables et aux sanctions exemplaires – administratives et pénales – qui en découlent. Nos enfants ne devraient pas être des victimes impuissantes de la corruption et de l’indolence.

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