Aquaman : Le film à découvrir au cinéma actuellement en France

Publié par Jerome le janvier 9, 2019 | Maj le janvier 24, 2019

Si vous n’aimez pas les mauvaises blagues, ne voyez pas “Aquaman” : il est incarné par un atoll corallien appelé Momoa moins expressif que la proverbiale dorade. Le désir d’Hollywood d’ouvrir ses bras et ses jambes au monde du super-héros m’interpelle, car aujourd’hui nous devons parler d’un super-héros aquatique, comme un poisson hors de l’eau. Si vous n’aimez pas les mauvaises blagues, ne voyez pas “Aquaman” : il est incarné par un atoll corallien appelé Momoa, moins expressif que la proverbiale daurade, mais les scénaristes insistent pour en faire une blague à la manière d’Antman, Deadpool ou Ironman, héros incarnés par des acteurs moins physiques mais ayant du talent et le résultat est abyssal.

Le film Aquaman

Ce lointain observateur commence à attraper quelques constantes : le comique avec du sang entre. Après un siècle de fantaisies viriles et de préjugés satisfaisants – un monde de justiciers blancs, de méchants “benettons” et de demoiselles à sauver – je vois que la critique anglo-saxonne du politiquement correct célèbre maintenant l’incorporation des minorités : “Black Panther“, “Wonder Woman”. Ce qu’ils ont fait pour l’Afro-Américain et la femme, déjà dans la phase post-damiselle, “Aquaman” doit faire pour… l’amphibien, cet être entre eau et terre, sera-t-il une métaphore claire de quelque chose ? transgenre, multiculturalisme, migrants qui n’arrivent pas en bateau mais dans une coquille comme celle de la source Botticelli ? Je ne sais pas, je suis content de ne pas être un critique anglo-saxon donc je n’ai pas à chercher une lecture inclusive d’une intrigue banale, un héros avec un nom de colonie et des gammes ajoutées, des tridents risibles qui fonctionnent comme le laser typique de Star Wars, le rêve (humide) de voler comme Superman mais sous-marins, des mythes anciens qui sont encore miraculeusement en vigueur, des villes submergées comme les villes suspendues de “Thor”, et cet esprit de guerre constant qui se traduit par la sortie de mauvais et maladroits soldats – encore – de “Star Wars” et un fétichisme des armes de destruction qui sent comme une subvention de l’association celle du fusil.

Quel scénario : je vais mettre en classe “Viking Women and the Sea Snake”, que Corman a fait en 1957 avec deux dollars pour illustrer le cancer des entreprises hollywoodiennes d’aujourd’hui : refaire pour un milliard le pire cinéma “pulp” du passé.

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