Après l’amende historique de l’UE, Google va commencer à facturer les fabricants pour l’utilisation de leurs applications sur Android

Publié par emma le octobre 24, 2018 | Maj le octobre 24, 2018

Google attend votre appel contre l’amende de 4,34 milliards d’euros infligée par la Commission européenne pour abus de position dominante via Android. Google a déjà sa réponse à cette question, qui pointe plutôt vers une sorte de contre-attaque, qui soulèvera sûrement toutes sortes d’opinions pour et contre.

À compter du 29 octobre 2018, Google modifiera les conditions de sa licence d’utilisation de ses applications Android, qui ne s’appliqueront qu’aux appareils commercialisés dans l’Espace économique européen (EEE). En d’autres termes, afin d’éviter une telle “position dominante”, Google appliquera quatre changements, notamment en commençant à facturer une redevance aux fabricants d’appareils pour la licence de Play Store et d’autres applications d’entreprise.

“Android restera libre et open source.”

Aujourd’hui, les fabricants n’ont rien eu à payer pour l’utilisation de Google Play et de ses services, à la condition d’avoir à installer par défaut Google Search et le navigateur Chrome, en plus de relier de nombreuses fonctions de l’appareil aux services Google.

À partir du 29 octobre, les fabricants pourront opter pour des forfaits de licence distincts pour Google Search ou le navigateur Chrome, de sorte qu’ils ne seront plus une combinaison requise pour obtenir la certification Google Play. Le détail, c’est que maintenant, tout cela aura un coût pour le fabricant, qui devra payer la licence pour incorporer ces applications à ses appareils. Uniquement pour les appareils vendus en Europe.

Google explique qu’elle n’a jamais facturé l’utilisation de ces services, Search et Chrome, en raison des revenus qu’elle tire de leur utilisation. En fait, Hiroshi Lockheimer, vice-président d’Android, est celui qui annonce tous ces changements et explique que “la pré-installation de Google Search et Chrome ainsi que nos autres applications nous ont aidés à financer le développement et la distribution gratuite d’Android.

Malgré tout, Lockheimer déclare que “Android restera libre et open source”, car ces changements n’affectent que les services Google qui sont traditionnellement inclus avec le système d’exploitation. En d’autres termes, les fabricants auront désormais la possibilité de préinstaller des boutiques d’applications alternatives, d’autres moteurs de recherche et navigateurs sur leurs appareils.

Google accueille les fourchettes Android

Et c’est ainsi que nous arrivons au prochain point clé de ces changements : les fourches Android. Google n’a jamais permis à ses partenaires de lancer des appareils basés sur des fourches Android, avec des applications autres que les applications officielles de Google. Quelque chose qui n’est pas nouveau et qui se produit aujourd’hui, par exemple, dans les appareils Amazon ou en Chine, où Google ne fonctionne pas (encore).

En fait, Google signale qu’il autorisera même l’installation de ses services aux côtés de ceux de ses concurrents, bien sûr, tant que le fabricant voudra payer pour la licence. Bref, il n’est plus interdit aux partenaires de lancer des appareils avec des fourches Android, de sorte que l’on peut désormais voir deux versions du même appareil : l’une avec la version Android de Google, avec son Play Store et ses applications, et l’autre avec une fourche Android avec un autre app store.

Google connaît votre activité et votre champ d’application

On ne sait pas encore clairement ce qui se passera avec les dispositifs actuels, tant ceux qui sont actuellement commercialisés que ceux qui sont déjà utilisés. Google précise qu’elle est déjà en communication avec ses partenaires pour “la transition vers ces nouveaux accords”. Les frais que Google facturera pour l’utilisation de ses applications sont également inconnus.

D’autre part, Google est sûr de ses activités et de sa portée, de sorte que la justification de ces nouvelles charges est de continuer à lever des revenus pour continuer à financer le développement d’Android, comme le début de la prolifération des dispositifs qui ne portent pas les services de Google, est, selon la société, une menace économique pour le développement du système d’exploitation.

Plus important encore, Google est confiant dans cette décision, et il est probable que les fabricants continueront à choisir de licencier leurs appareils, car les utilisateurs continueront à exiger des appareils Android avec la “pleine” expérience Google au lieu de parier sur quelque chose de nouveau, quelque chose qui, par exemple, a condamné Firefox OS et autres tentatives de diversification Android.

L'actualité des Médias

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *