Si Jeff Bezos a récemment fait la une de l’actualité avec son histoire de chantage liée à des photos volées, son entreprise n’est pas en reste. De plus en plus de salariés se rebellent contre les conditions de travail au sein des entrepôts de l’enseigne en France et à l’étranger.

Le non-respect du code du travail

Une enquête menée par le célèbre site Business Insider révèle qu’il n’est pas rare de voir les employés d’Amazon exploser le quota légal d’heures. Par exemple, au Royaume-Uni, au moment du Black Friday et du Cyber Monday, certains salariés dépassent régulièrement les 50h de travail par semaine alors que le code du travail n’autorise que 48 h au maximum.

Des cadences infernales dans les entrepôts

Contacté par nos soins, Julien., est un étudiant en reconversion qui a travaillé plusieurs fois à Noël dans les entrepôts. Il critique vivement les cadences infernales et les menaces planant sur une mauvaise journée :

« C’est simple, on vous donne une rapide formation, puis vous êtes lâché dans les entrepôts avec comme objectif de ramener les produits indiqués par votre scan. Si vous n’êtes pas assez rapide, votre manager vous convoque et vous demande si tout va bien. Si à la fin de la journée, vos performances sont insuffisantes, vous êtes convoqué en compagnie d’autres salariés dans votre situation et un manager annonce à tout le monde en même temps que ce n’est pas la peine de revenir demain. 

Cela m’est arrivé plusieurs fois. Ils mettent un terme à ma mission, puis trois jours après, me rappellent pour revenir travailler 12h. »

Le travail est harassant car les salariés marchent beaucoup. C’est encore pire pour les petits objets comme Amazon Pantry où l’on voit des employés faire des allers-retours jusqu’à leur chariot resté à l’entrée de l’allée avec les bras remplis.

Les chaussures de sécurité fournies ne sont pas neuves et les ampoules ne tardent jamais à apparaître sur les pieds des nouveaux. Pour Julien, il a gardé une partie de ses ongles noirs pendant 4 mois après sa première période chez Amazon.

Des conventions collectives non appliquées

La semaine dernière, Amazon a été condamné à verser des dommages et intérêts à plusieurs de ses salariés car ils n’avaient pas la bonne classification. En effet, dans les métiers de la logistique, la grille des salaires minimaux classe les employés selon leurs diplômes et leurs fonctions.

Or, Amazon ne le respecte pas toujours en laissant parfois des salariés à un niveau plus bas (et donc moins payés) que celui auquel ils devraient être.

Des licenciés parmi les gilets jaunes

Selon des syndicalistes et des élus comme Ian Brossat, des salariés d’Amazon auraient été licenciés pour avoir affiché leur soutien au mouvement des Gilets Jaunes. Trouvez plus d’informations à ce sujet sur liberation.fr.

Pour le moment, les seuls cas vérifiés et confirmés par Amazon sont des salariés qui ont publié sur des groupes Facebook des messages poussant au blocage des entrepôts d’Amazon. Ils ont été licenciés pour faute grave en invoquant un manque de loyauté. Nul doute que la justice devra trancher dans les prochains mois pour confirmer, ou non, le bienfondé de ces licenciements.

 

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