Airbus Defence and Space développera des systèmes pour la capsule Orion de la NASA

Publié par emma le novembre 7, 2018 | Maj le novembre 7, 2018

Airbus Defence and Space a remporté un nouveau contrat pour la fourniture d’une technologie à la capsule Orion, avec laquelle la NASA prévoit de retourner à l’extérieur de l’orbite terrestre.

Non seulement les entreprises privées se préparent pour la nouvelle course à l’espace, mais des organismes d’État comme la NASA vont aussi à contre-courant en définissant des contrats pour les derniers éléments de leur équipement. C’est pourquoi l’Agence spatiale européenne (ESA) a attribué à Airbus Defence and Space un contrat d’une valeur de plus de 200 millions d’euros pour le développement d’une pièce clé.

La première mission est prévue pour 2021

Avec ce contrat Airbus Defence and Space, l’Europe développera des systèmes de propulsion et de survie ESM pour les astronautes de la NASA dans leurs missions au-delà de l’orbite basse de la Terre et au-delà de la Lune, si les missions de la NASA vers Mars se poursuivent sous son administration actuelle. La première mission habitée dans les capsules d’Orion est prévue pour 2021, lorsque l’humanité entrera dans une nouvelle ère d’exploration du système solaire. Le module ESM sera situé sous l’équipage et fournira à la capsule des astronautes un système de propulsion, de l’énergie électrique, un contrôle thermique, de l’eau et de l’oxygène, afin qu’ils puissent affronter le long voyage sans problème, du moins en ce qui concerne les systèmes de survie. Il s’agit de la deuxième mesure de sauvegarde d’urgence développée par Airbus Defence and Space, ce qu’elle avait déjà fait en 2014 pour l’ESA également.

Nicolas Chamussy, responsable des systèmes spatiaux chez Airbus, a déclaré : “Avec ce nouveau contrat, nous allons continuer à travailler avec beaucoup de motivation pour soutenir la mission pionnière de la NASA dans l’espace lointain. Nos clients, l’ESA et la NASA, ainsi que notre partenaire industriel, Lockheed Martin Space Systems, confirment la confiance qu’ils ont placée en notre savoir-faire et nos compétences pour le développement et la construction du premier module de service européen. Nous fournissons des produits avancés et fiables et grâce à ce programme et aux investissements continus que nous faisons, nous sommes en mesure de maintenir notre leadership technologique.

Le système ESM intégrera plus de 20 000 pièces, des centaines de mètres de câbles, de tuyaux et de composants, dont de l’équipement électrique, un moteur fusée, des panneaux solaires, des réservoirs de carburant et des consommables de survie. L’intégration du deuxième modèle de vol, qui sera le premier à bord de la fusée Launch System de la NASA, connue sous le nom de Mission d’exploration 1, commencera à la mi-2018 et ne sera pas pilotée ; le vaisseau spatial parcourra environ 64 000 kilomètres depuis la Lune pour tester la performance des systèmes. Ce n’est qu’en 2021 que la première mission habitée appelée Mission d’exploration 2 aura lieu.

L’objectif ultime de la capsule Orion est d’emmener les astronautes plus loin que jamais, en vue de la colonisation de Mars. En ce qui concerne le G.S.S.S., son objectif est de permettre d’interrompre la mission en cas d’urgence, d’approvisionner les astronautes pendant le voyage et de permettre une rentrée en toute sécurité malgré les vitesses de retour extrêmement élevées qui surviennent après un voyage spatial profond. Pour le développement et la construction du module ESM, Airbus Defence and Space s’est appuyé sur son expérience en tant que maître d’œuvre du véhicule de transfert automatique sans pilote (ATV) de l’ESA, qui fournissait régulièrement aux équipages de la Station spatiale internationale (ISS) des équipements expérimentaux, des pièces de rechange, de la nourriture, de l’oxygène, de l’eau et du carburant.

Enfin, Airbus Defence and Space a confirmé certains détails techniques de l’ESM, tels que sa forme cylindrique et ses dimensions d’environ quatre mètres de diamètre et de hauteur, de sorte que vous pouvez imaginer qu’il est assez grand. Comme le VTT, il est équipé de quatre panneaux solaires de 19 mètres qui produisent suffisamment d’énergie pour alimenter deux maisons. Il faut 8,6 tonnes de carburant pour alimenter la machine principale et ses 32 petits moteurs. L’ESM aura une masse totale d’un peu plus de 13 tonnes et, en plus de fournir le principal moyen de propulsion de la capsule Orion, il sera responsable des manœuvres orbitales et du contrôle d’altitude. Il fournira également les principaux éléments du système de survie de l’équipage, comme l’eau et l’oxygène, et assurera le contrôle thermique lorsqu’il sera fixé au module équipage. Enfin, le module de service, qui n’est pas pressurisé, peut également être utilisé pour transporter une charge supplémentaire.

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