Un porte-parole de Corbyn a par la suite nié avoir insulté May et a souligné que ce qu’il a dit étaient des gens stupides, en référence aux Conservateurs dans leur ensemble, pour leurs tentatives de minimiser la crise Brexit. Ce porte-parole a douté du verdict de certains experts en lecture labiale, qui ont corroboré qu’il avait traité le premier ministre de stupide après s’être moqué de lui.

La déclaration de Bercow

Au moment des faits, Bercow a déclaré qu’il ne pouvait pas agir immédiatement car il n’avait pas été témoin directement de la prétendue insulte, mais il a précisé que tout député ayant enfreint les règles de politesse devrait présenter des excuses. Le conflit aux Communes a commencé lorsqu’un député conservateur a critiqué le dirigeant travailliste pour son attaque contre le chef du gouvernement, prétendument après avoir regardé la vidéo de la session d’aujourd’hui affichée sur Internet par le portail web anti-Corbyn The Red Roar. Son collègue James Cleverly a noté qu’il l’avait lui-même entendu de la bouche de Corbyn – qui avait quitté la caméra pour découvrir l’origine de la controverse – alors que Margaret Beckett, du parti travailliste, accusait les Conservateurs d’orchestrer une bagarre  avant les vacances de Noël.

Le gouvernement à consacrer moins de temps à accuser son dirigeant

D’autres députés conservateurs, comme le ministre de la Santé Matt Hancock, ont qualifié Corbyn de misogyne sur les réseaux sociaux, et les bases travaillistes ont exhorté le gouvernement à consacrer moins de temps à accuser son dirigeant et plus de temps à mettre fin aux mesures d’austérité qui ruinent la vie des femmes dans le pays. Comme si cela ne suffisait pas, pendant la session parlementaire, le leader conservateur aux Communes, Andrea Leadsom, a reproché au président de la chambre basse, le conservateur Bercow, de l’appeler stupide et de ne pas s’excuser publiquement.

May et Corbyn se sont engagés, comme d’habitude, dans un débat intense lors de la session hebdomadaire de questions au Premier ministre à la Chambre des communes, qui s’est encore une fois concentrée sur la critique de l’exécutif pour ne pas avoir voté dès que possible sur l’accord pour la sortie de l’Union Européenne. En signe que, à ce moment de l’année, l’ambiance est à son comble, les parlementaires de tous les partis n’ont pas cessé de crier, de protester et de se bousculer à la Chambre, ce qui a incité Bercow à les rappeler à l’ordre à plusieurs reprises.

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