50 millions de compte facebook piraté

Publié par Jerome le octobre 5, 2018 | Maj le octobre 5, 2018

Le réseau social a été impliqué à plus d’une reprise, dans l’accès aux données de ses utilisateurs sans leur consentement et qui ont été utilisées pour des activités politiques aux États-Unis.

Ce sont les principaux scandales qui ont affecté le réseau Internet Facebook, récemment victime du piratage de près de 50 millions de comptes en raison d’une faille de sécurité, et qui génère des doutes sur 40 millions de comptes supplémentaires.

Cambridge Analytica

Selon Facebook, tout remonte à 2013, lorsqu’un chercheur russo-américain, Alexandre Kogan, a développé une application de test psychologique, “Ceci est votre vie numérique”, proposée sur le réseau social comme les autres applications externes, à laquelle le client se connecte via son compte Facebook.

Près de 300 000 personnes le téléchargent pour accéder à des informations sur leur profil, mais aussi aux données de leurs “amis”.

A partir de 2015, Facebook limite cette capacité et empêche les tiers d’accéder aux données des “amis” sans leur consentement.

Le réseau social est informé l’année même où Kogan a transmis les informations récupérées à la société britannique Cambridge Analytica (CA), spécialisée dans l’analyse de données et la communication stratégique.

En 2016, CA avait été engagé par l’équipe de campagne du candidat républicain à la présidence Donald Trump.

Le réseau affirme avoir reçu l’assurance en 2015 que CA avait effacé ces données. Mais Facebook estime que l’entreprise a pu accéder à des données sur 87 millions de personnes, principalement aux États-Unis, sans leur consentement, et les a utilisées pour la campagne de Trump.

Cambridge Analytica, qui rejette ces accusations, a cessé ses activités et a déclaré faillite au Royaume-Uni, puis aux États-Unis.

Facebook est accusé de son côté de négligence dans la protection des données de ses utilisateurs. Malgré les excuses du groupe, l’image du réseau social a été gravement endommagée après ce scandale.

La FTC, l’organisme américain de réglementation du commerce, a déjà accusé Facebook en 2011 de “tromper” les utilisateurs, et a mis en garde contre les applications tierces parce qu’elles avaient accès à trop de données. Ces accusations ont abouti à un règlement amiable.

Manipulation politique

Facebook est également accusé, tout comme Twitter et Google, d’avoir permis la prolifération de “fausses informations” afin de manipuler l’opinion publique pendant la campagne présidentielle américaine de 2016 et favoriser l’élection de Trump.

Ces trois sociétés ont avoué avoir trouvé sur leurs plates-formes des messages, des comptes et des pages de l’Internet Research Agency, considérée par la justice américaine comme une usine de “trolls” payés par le Kremlin pour inonder les réseaux sociaux de messages sur des questions controversées (armes, immigration, religion…).

Selon les estimations de Facebook, plus de 120 millions d’utilisateurs ont consulté ce type de contenu.

Facebook est accusé de ne pas avoir vérifié ces contenus et l’authenticité de leurs auteurs, principalement parce que le financement de la publicité politique de l’étranger est interdit aux Etats-Unis.

À la mi-septembre, le président de l’entreprise, Mark Zuckerberg, a déclaré que le groupe était ” mieux préparé ” contre les tentatives de manipulation des élections tout en planifiant de nouvelles menaces pour le corps législatif américain de novembre.

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