| Bienvenue à Zombieland - 15/20 | | |
| One Last Trip |
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Que faire du zombie ? Son état de décomposition ontologique a désormais infecté jusque les films dans lesquels il joue le rôle principal. Le mort-vivant n'est plus qu'une pauvre âme en peine qui erre dans des longs-métrages souvent lourdauds, qui semblent le porter comme un fardeau. Même son Père Georges Romero ne sait plus quoi en faire, revenant durant cette décennie pour bafouiller son manuel du zombie dans le pénible Land of the dead ou singer le « Blair Witch movie » avec l'affreux Diary of the dead. Durant ces mêmes années 2000, seuls deux films avaient réussi à apporter un léger vent frais au genre. D'un côté, le délirant Shaun of the dead, qui trouvait l'étalonnage parfait entre parodie et hommage, tout en réactualisant la parabole politique. De l'autre, le nerveux remake de Zombie réalisé par Zack Snyder : L'armée des morts, où l'urgence remplaçait la découverte du paradis consumériste (et par voie de conséquence, le zombie devennait plus violent et se mettait même à courir).
Ces deux films là posaient l'essentiel de ce que pouvait dire le zombie sur notre société à l'aube du 21ème siècle. Depuis, le film de zombie est devenu has-been. Jadis objet de culte, il est remplacé dans le coeur des jeunes par le vampire, plus classe et plus sombre. Le réalisateur Ruben Fleischer, qui fait ici ses débuts au cinéma après avoir notamment officié au Saturday Night Live, n'est pas dupe quand il se retrouve aux mains d'un projet de film de morts-vivants, il sait que le genre est en déperdition profonde et que le zombie n'en a plus pour très longtemps : la date de péremption est proche. D'autant plus conscient de l'épée de Damoclès au dessus de sa tête qu'il n'est pas lui-même fan du zombie, il tente avec ce film un dernier coup, hommage en forme de délirante fuite en avant.
Road-movie parce qu'il n'y a plus qu'à rouler et à accélérer le rythme pour sauver le genre, Bienvenue à Zombieland oublie pourtant presque le zombie durant une bonne moitié du film : tout le monde sait qu'il est là, mais personne n'en a vraiment peur. De Colombus et sa liste de règles (Jesse Eisenberg) au second couteau un peu rustre qui pense avoir la tuerie de morts-vivants dans la peau (Woody Harrelson) jusqu'au caméo de Bill Murray, se déguisant en zombie pour ne pas se faire reconnaître quand il se ballade dans la rue, tous parlent du zombie comme s'il était un personnage extérieur, presque absent, juste là pour servir de prétexte à de nombreuses blagues. Les deux premiers, accompagnées de deux jeunes filles, finiront par atterrir dans un parc d'attractions abandonné, où Bienvenue à Zombieland tirera ses dernières cartouches, sans doute les plus importantes, multipliant les zombicides pour trouver ce qui reste du genre quand on oublie le zombie : le fun, l'excitation, la joie toute primale de détruire ces corps presque humains une dernière fois. Avant la prochaine.
ukhbar |
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| Commentaire(s) sur la critique | | |
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| Bienvenue à Zombieland | | |
 | Titre original : Zombieland |
Realisateur : Ruben Fleischer |
Acteurs : Woody Harrelson Jesse Eisenberg Emma Stone Abigail Breslin Amber Heard Bill Murray |
Durée : 1 heure, 28 minutes |
Date de sortie : 25/11/09 |
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| ukhbar | | |
| Sexe : | Homme |
| Age : | 22 |
| Profession : | Étudiant |
| Inscrit depuis le : | 24/08/2007 (1,111 jours) |
| Dernier passage : | 29/04/2010 (132 jours) |
| Fréquence de visite : | 4 fois par jour |
| Moyenne des notes : | 13.8 |
| Meilleure note : | Sans soleil |
| Pire note : | Babel |
| Dernière critique : | Bienvenue à Zombieland |
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| Informations sur la critique | | |
| Ecrite le : | 25/01/2010 |
| Nombre de lectures : | 643 |
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